Interview d’Igit ou le fabuleux destin

french star igit

Avec la sortie de son nouvel EP Les Voiles le 30 mars prochain, Igit est sur un petit nuage. Au terme d’une longue journée promo, il a répondu avec plaisir à nos questions. Son parcours, son mini album, ses projets… l’une des grandes révélations de la saison 3 de The Voice nous dévoile tout avant son concert de demain soir à La Maroquinerie.

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Comment s’est passé l’après The Voice ? Il y a eu la tournée et peut-être déjà des contacts avec des maisons de disques directement après l’émission?

Igit : Non aucun contact. On est parti effectivement sur The Voice Tour. On a fait vingt dates en un mois avec tous les Zéniths. C’était vraiment la grosse tournée. On était ravi, on a bien rigolé, on a eu de super conditions. C’était cool. Ravi que ça commence et ravi que ça se termine aussi parce que j’avais hâte de me pencher sur mes projets.

Parle-nous de ces projets justement.

Igit : On a d’abord un peu tourné avec le groupe. De là, on a commencé à mettre en place le partenariat avec notre tourneur, Bleu Citron, qui nous a présenté Moonkeys Music, la structure indépendante de management et qui fait pour l’instant un peu office de label sur cet EP. À partir de là, on a décidé d’enregistrer un disque et de le sortir, et on y arrive à la fin du mois. Donc on a un peu alterné les périodes de petites tournées avec les périodes d’enregistrement, qui a duré en tout un mois, un mois et demi.

L’enregistrement s’est donc fait rapidement.

Igit : On a passé trois semaines en préproduction. On a repris les chansons et on est resté chez Kenzo Zurzolo, le co-réalisateur de l’album, à créer l’identité sonore du disque. On est ensuite allé en studio enregistrer les parties de batteries, etc. Marlon B, le batteur de Java à l’époque, est un mec qui a beaucoup bossé avec -M-, c’est lui qui a fait tous les albums de Brigitte, celui de Benjamin Clementine et bien d’autres. On a bossé ensemble sur une semaine. Et voilà le travail.

Tu étais obligé de « courir » pour faire ce mini album ?

Igit : Non, on a quand même pris le temps parce les chansons sont assez anciennes. La seule chanson très récente s’intitule Ma Solitude que j’ai écrite pendant la tournée de The Voice. Sinon on est allé piocher un peu dans ce que j’avais déjà en français et ça s’étale jusqu’à Je Suis Libre, la chanson la plus ancienne qui a déjà sept ans .

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Mais tu voulais battre le fer tant qu’il était chaud ?

Igit : Absolument. Même sans l’histoire The Voice, on avait l’EP Like Angels Do qui commençait à dater. Il fallait enchaîner. C’est normal, on a des chansons, on veut les enregistrer. Même pour la tournée, ça commence à dater un petit peu. On avait surtout envie de faire de nouvelles choses en termes de musique. Même sans The Voice, on l’aurait fait quand même. Là on a eu la chance de bénéficier de bonnes conditions avec le crowdfunding, et puis de se dire “on produit un disque, il y a peut-être des gens qui vont l’écouter”. Ça change énormément la donne.

J’imagine que Like Angels Do a du grimper en flèche sur iTunes avec l’émission ?

Igit : C’est comme ça qu’on a trouvé le tourneur en fait. Après les auditions à l’aveugle avec Fever, le tourneur ne regardait pas forcément The Voice mais scrutait les charts iTunes. Comme on est arrivé dans le Top 10 en catégorie « Alternative » avec Like Angels Do après l’émission, il a repéré le groupe, il a trouvé ça cool et vu qu’on avait fait The Voice, ça signifiait qu’il y avait une certaine exposition pour remplir des salles. C’est lui qui nous a présenté Moonkeys Music. Heureusement qu’on avait ce disque, c’est ça qui nous a donné de la visibilité auprès des professionnels.

Tu étais télé-crochet avant de faire l’émission ?

Igit : Pas du tout. C’est la production de The Voice qui m’a contacté. Il y a les gens qui s’inscrivent mais ils ont des équipes qui scannent YouTube pour trouver des talents, des sessions acoustiques. C’est pour ça que The Voice est quand même une émission de qualité. Moi je n’ai pas beaucoup réfléchi à ça parce qu’on faisait des concerts dans des conditions “indé d’chez indé”. Partir avec une caisse, gagner cent balles après avoir fait 400 bornes à se divisier après avoir payer l’essence et tout. Comme ça faisait quand même longtemps que je faisais ça, je sentais que depuis que j’étais rentré en France après avoir passé prés de trois ans en Slovénie, il y avait quand même une dynamique assez positive par rapport à ce que j’avais vécu avant. Il était logique que ce programme se pointe, parce qu’on avait gagné pas mal de concours, on avait un CD qui commençait à avoir de la gueule. Ça paraissait tout tracé d’y aller à ce moment là.

Ton nouvel E.P. s’intitule Les Voiles et sort le 30 mars. Tu écris des chansons depuis que tu as 15 ans. Tu t’es servi de ces chansons rangées dans un tiroir et tu les as retravaillées à l’occasion ?

Igit : C’est ça. L’idée était de donner une chance à ces chansons qui me tiennent particulièrement à cœur. J’en avais enregistrées certaines avant, une en tout cas qui s’appelle Je Suis Libre, qui était sur un disque passé totalement inaperçu parce que même le distributeur a fait faillite…

Sur ton disque Tombez Tambours et Autres Vagues Confidences ?

Igit : Non, celui-là n’est jamais sorti. Il y en a un qui est vraiment resté dans les cartons que je n’ai pas voulu sortir. Il s’appelait Hystérie des Distances, il était tout en français et réalisé avec un autre groupe qu’on vendait la main à la main à la fin des concerts dans la rue, où il y avait déjà Je Suis Libre dessus. On en a vendu 600 exemplaires, donc vraiment passé inaperçu. L’idée était de faire revivre cette chanson et de faire un disque en français avec des chansons plus anciennes, et d’autres plus récentes, pour pouvoir ensuite passer à autre chose sur un vrai album avec de nouveaux titres.

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Ottawa et la Slovenie, deux grandes etapes

Les Voiles parle d’amour mais surtout, comme son nom l’indique, de liberté et de voyage. Maintenant que tout se met en place pour toi, finis les concerts de rue à Montmartre, rue du Calvaire ?

Igit : Non, ce n’est pas pas fini. Je tiens vraiment à ma liberté. Je le fais parfois dans des villes, quand j’ai des concerts et que j’ai un peu de temps, je vais avec ma guitare jouer dans la rue. Je la joue comme avant : soit je décide de mettre le chapeau parce que ça m’amuse et les gens se demandent un peu ce qui se passe, soit j’y vais en mode planqué…

Mais on te reconnaît forcément désormais ?

Igit : Non, pas forcément, ça dépend des lieux, ça dépend comment je me fringue. Au bout d’un moment, il y a toujours un mec qui tilte, mais si ça peut se faire de manière discrète… j’ai très envie d’ailleurs de prendre un peu de temps pour partir à l’étranger, en Slovénie par exemple, où les gens n’ont pas vu l’émission, pour me reconfronter à ça. C’est vraiment important. Il y a quand même une essence dans le fait d’aller chanter sans micro, sans rien, avec des gens qui ne t’ont pas sollicité. C’est là aussi que tu peux apprendre beaucoup de choses musicalement sur le chant, la sincérité du chant. Donc ouais, j’ai hâte de lifer. Il commence à faire beau, ça me titille un petit peu. Je vais y retourner, j’adore ça !

Qu’est-ce que tu as fait en Slovénie ?

Igit : De l’électro. C’était plutôt de la Bass Music. Tu connais Jimmy Lidell ? C’est un mec qui se loope en live. Il y avait beaucoup de voix sur l’électro que je faisais, je jouais de la guitare également. J’avais plein de machines et donc je faisais du live looping sans construire des tracks en live. C’était pas du tout DJ. Seulement un setup live analogique dans des festoches, ce genre d’événements.

Entre le bluesman qui chante en anglais Million Cigarettes et My Home, l’auteur-interprète de chanson française sur Courir, Je Suis Libre et celui qui fait de l’électro, il y a combien d’Igit ?

Igit : Il n’y en a qu’un. D’ailleurs je suis vraiment content d’avoir pu mettre cette touche électro sur le disque. Ça s’est fait, et Dieu sait que ça fait longtemps que j’essaie et que c’est super compliqué à réaliser. Pour que ça ne fasse pas pute ou mal fait, le réaliser avec du goût n’est pas évident. Et concernant les chansons, il n’y a qu’un Igit. Je raconte des histoires différentes et pourquoi pas avec un timbre de voix qui s’applique à l’histoire. Million Cigarettes c’est un mec qui fume plein de clopes, donc je vais plutôt aller chercher dans le registre grave. Les chansons en français, j’ai plus tendance à me rapprocher de ma voix parlée parce que j’ai envie de raconter. Je me suis beaucoup posé la question sil était bon d’avoir des styles de voix aussi différents. Finalement, je fais ce qu’il me plait.

Et tu peux aussi bien chanter du blues que de la pure chanson française ?

Igit : J’ai vraiment ces deux cultures. J’ai cette culture française en tant qu’auteur parce que j’aime beaucoup écrire et je le fais depuis très longtemps. Et puis j’ai la culture musicale dans laquelle j’ai baigné, plutôt groove, soul, raggae. J’ai essayé longtemps de mélanger les deux, mais ce n’est pas forcément concluant. C’est une autre approche. Je n’ai pas l’impression d’être sincère quand je le fais donc l’idée c’est de faire les deux. Et je revendique ça aussi car on va souvent voir des concerts de gens qu’on aime bien, et on se fait chier parce qu’on a l’impression d’entendre vingt fois la même chanson. C’est très frustrant. Du coup pourquoi ne pas avoir deux Igit pour le prix d’un ? Tant qu’il y a une cohérence musicale…

Et si tu parles si bien anglais, c’est grâce à ton séjour à Ottawa ?

Igit : Ouais, je suis resté trois ans à Ottawa mais aussi deux ans et demi en Slovénie où je ne parlais pas couramment le slovène, donc je parlais anglais. Et avant ça j’avais fait plusieurs séjours en Pennsylvanie aux États-Unis .

Qu’as-tu fait pendant trois ans à Ottawa ?

Igit : J’ai étudié le business ! J’ai fait un Bachelor of Business and Administration.

Et j’imagine que t’as fait de la zic ?

Igit : Exact. J’ai fait la connaissance de plein de musiciens formidables comme Maurice Salaveau, qui est un peu connu en France en circuit indé. The Souljazz Orchestra aussi. Plein de gens supers qui m’ont dit “T’as peut-être un truc. Ça vaut le coup d’essayer.” C’est là-bas que j’ai rencontré pour la première fois des gens qui vivait de leur musique. Je me suis dit alors qu’il était possible de le faire, de vivre de sa musique… Ça m’a pousser à insister dans cette voie, toujours en étant raisonnable, en gardant mon boulot de cuisinier à côté.

Tu continues toujours à bosser ?

Igit : Non, j’ai bossé jusqu’à la toute fin de The Voice. Même sur les dernières étapes de la tournée, c’était vraiment la guerre parce que c’était très fatigant de faire les deux en même temps. Du coup, j’ai dû lâcher le boulot pour ma tournée qui m’a donné une intermittence pour le faire. C’était maintenant ou jamais.

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Avec le crowdfunding, il y a un cote concert de rue digital

Un album pourrait bien voir le jour début 2016. ll sera composé exclusivement de nouveaux morceaux ou tu iras piocher quelques titres dans tes EP ?

Igit : On ne sait pas encore. Je suis vraiment en phase d’écriture et on pourra juger de ça quand je présenterai la matière. Honnêtement, je vais peut-être le faire, mais je n’ai pas très envie. Vis à vis des gens, quand tu sors deux EP et qu’ensuite tu sors un album, les gens qui nous suivent sont sympas, ils achètent des disques… alors si c’est pour leur refaire acheter le même truc juste parce qu’il y a une version différente, ça me gêne un peu au niveau de l’éthique. Après on verra. S’il y a une chanson de l’EP qui part très très fort en radio, on sera un peu obligé de la mettre parce que c’est comme ça que ça marche. Mais l’idée, c’est de partir avec un truc neuf et une écriture qui soit plus proche de ce que je suis aujourd’hui. Chanter des chansons d’il y a sept ans c’est cool, mais comme tout le monde, j’ai beaucoup évolué. Réaliser quelque chose qui soit fidèle à ce que je suis maintenant, avec des sujets différents et qui me touchent.

Comment tu vas t’y prendre alors pour réaliser cet album ?

Igit : Je vais faire comme d’habitude, comme ça vient, pour la composition en tout cas. Ensuite on va surtout prendre un réal (réalisateur). Les gens le savent peu, mais la sonorité finale de l’album est très dépendante du mec qui va réaliser tout ça. Donc en général, on choisit quelqu’un qui est proche de la sonorité qu’on souhaite. Un bon réal en musique, c’est comme au cinéma : c’est quelqu’un qui a une patte et une identité sonore. Il y en a qui sont très connus, comme Mark Ronson. Le choix se fait plutôt quand tu écoutes un disque et que le son me touche, est-ce que ce gars-là est disponible pour travailler sur le projet ? Je pense qu’on restera dans une veine qui est proche de celle-là puisqu’on n’est pas allé tout à fait au bout. Dans le côté très minima, j’aimerais faire quelque chose à la James Blake, avec le grain de voix en avant. Et en plus, le fait de faire un album te permet d’avoir suffisamment de chansons pour vraiment t’exprimer et inclure quelques chansons spé, ce qui n’est pas le cas sur un EP qui contient 6 titres, destiné à présenter ce que tu fais au public et au professionnel.

Tu vas bientôt préparer cet album ?

Igit : Je suis en plein dedans. Dès qu’on a fini Les Voiles, j’ai switché, je suis passé à autre chose. J’ai déjà pas mal bossé. Plus on s’y prend tôt, plus on peut prendre de temps et plus on est satisfait à la fin. Pour l’instant j’écris des chansons à la pelle. L’idée c’est d’en garder quinze à vingt pour en sélectionner une douzaine. C’est vraiment pour avoir le choix et pas arriver en se disant “celle-là, on n’est pas tout à fait satisfait mais il faut la mettre parce qu’il nous en manque une”. Et le titre viendra plus facilement. Le fait que ce soit concentré dans le temps, c’est plus simple. J’aimerais bien me barrer trois-quatre jours pour essayer de tout faire.

Tu voulais rester indépendant, mais est-ce qu’il y a des majors qui t’ont fait du pied ?

Igit : Un peu. On a discuté de manière très posée. Après, on a fait le choix avec l’entourage de partir de manière indépendante avec l’EP. On voulait se développer tout seul, choisir le personnage. Après une exposition comme ça, il faut forger un personnage. On appelle, on fait de la communication et on présente aux gens Igit. C’était trop important pour être soumis à des contraintes économiques. Pourquoi pas bosser avec des majors après ? Pourquoi ne pas garder les contrats de licence pour conserver la main mise sur l’artistique tout en bénéficiant de leurs canaux de distribution ? Il y a des gens dont c’est la spécialité, qui ont des fonds, des grosses machines mises en places. Des choses que l’on ne peut pas faire en indé. Par contre, garder l’artistique reste un point d’honneur. On a créé le personnage, on a déposé la première pierre. A présent on ne peut que bâtir. Si ces majors veulent travailler avec nous, tant mieux. Si elles ne veulent pas, ce n’est pas dramatique.

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C’était ton idée le crowdfunding ?

Igit : Ça fait longtemps qu’on se tâte. Je suis toujours un peu retissent par rapport à ça. J’ai toujours peur de trop solliciter les gens, ça me gêne un peu. J’ai tout à fait conscience de la valeur de l’argent, on vit une période assez délicate. Jusqu’à maintenant on ne l’a pas fait parce que c’était une manière déguisée de taper des tunes à la famille ou aux amis. On a décidé de s’y mettre parce qu’on savait qu’il y avait des gens au delà de notre cercle proche qui pouvait miser sur nous. Et ça, c’est le gros changement avec The Voice : tu passes d’une petite salle de cent personnes où tu connais tout le monde, au moins de vue parce que ce sont les amis des amis, à des salles beaucoup plus importantes où c’est rempli de gens dont tu ne connais pas la prénom. Puis c’était aussi une manière d’impliquer les gens. On a essayé d’être assez généreux sur les contreparties pour ne pas qu’il y ait de scrupules. Il y avait un côté concert de rue version digitale : au lieu de recevoir une pièce, quelqu’un pouvait mettre de l’argent sur KissKissBankBank.

En plus tu as battu ton objectif de 12 000 € puisque t’as atteint la somme de 14 473 € avec 255 « investisseurs ». Tu pouvais produire l’EP et un clip à partir de cet argent.

Igit : Les gens ont bien participé, c’est très sympa. On avait dit que si on arrivait à 15 000, on réalisait un clip. On est arrivé un peu en dessous, on a fait le clip quand même.

C’était pour réaliser le clip de Courir, mais tu étais dans le sud ouest pour en réaliser un autre il y a quelques jours ?

Igit : Absolument. Au Pays-Basque : Hendaye, Saint-Jean-de-Luz… on a tourné un clip pour la chanson Je Suis Libre qui sortira le 30 mars en même temps que Les Voiles.

Tu t’impliques également dans les vidéos ?

Igit : Oui. À chaque chanson son univers. On essaie de respecter ça au maximum. On se prend pas mal la tête quand même. C’est très épuisant d’écrire les synopsis. Mais là encore, il y des gens qui sont spécialisés dans cet exercice. Ma seule spécialité que je peux revendiquer en tant que telle est d’écrire des textes et de composer de la musique. Et encore, la musique on la bosse avec les autres. On s’assoit autour d’une table avec le réal, en l’occurrence pour Courir il y avait des chorégraphes, et on échange. Moi je suis plus là pour fixer des limites, les choses qu’on peut faire et celles qu’on ne veut pas faire. Mais après ça reste très ouvert.

Une vidéo existe pour ta reprise de Je Ne Regrette Rien de Piaf. Ça c’est signé Igit, non ?

Igit : Oui c’était mon idée. Un signal envoyé après The Voice pour dire dire que je ne regrettais rien. C’était une émission super mais voilà, on passe à autre chose. J’aime bien les doubles sens mais il n’y a pas trop de gens qui ne pigent pas. Ça c’était un conseil de Garou. Il m’avait revu après l’émission et m’avait prévenu que seul 10 % des gens comprenaient mes doubles sens. Mais c’est vrai que j’aime bien faire des trucs comme ça.

Tu avais toi-même réaliser et accompli beaucoup d’autres projets artistiques ?

Igit : J’ai réalisé un court métrage musical en Slovénie, une sorte de comédie musicale, qui a d’ailleurs été sélectionné dans pas mal de concours. J’ai aussi fait de la musique pour de la danse contemporaine. J’ai fait plein de trucs en Slovénie, c’était marrant.

Et la scène ? Tu as plusieurs dates prévues, dont la Maroquinerie le 17 mars et le festival Le Printemps de Bourges le 28 avril. Tu seras toujours avec tes deux musiciens, Hugo Zanghi (Contrebasse, basse) et Paul Amboise (Batterie, pads) ?

Igit : Trois musiciens. Ça a changé. Kenzo Zurzolo qui a fait la réal du disque est à la base un clavier, donc il nous rejoint sur scène pour essayer de coller le plus possible à la vibe de l’EP. On était assez limité à trois. Là je peux laisser le clavier assurer les passages mélodiques, ce qui me permet de poser la guitare et d’avoir les mains libres. C’est très agréable à certains moments. Donc on est quatre, et on doit avoir 40 dates d’ici à août, avec un passage en Algérie en mai et puis des festivals. On attend les ordres du tourneur pour nous dire où on va, et puis nous on est au “garde à vous” et on y va !

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Propos recueillis par Romain Hemelka / Photos : Carsten Wilde

Photos Igit :

Posted on by Thorsten in chanson française, Interview

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