Turnstile met tout le monde d’accord no comments

Chronique du concert de Turnstile à l’Accor Arena Paris, le 17 juin 2024

La salle mythique du boulevard des Capucines accueille , en ce début d’été, une affiche hardcore qui attire les inconditionnels et les curieux. Le public est composé de trentenaires venus en découdre et on sent que l’atmosphère est électrique.

La première partie est assurée par le quintette australien SPEED, dont la musique énergique n’est pas aidée par un son moyen (le batteur porte bien le groupe mais on n’entend quasiment pas le 2ème guitariste). Les musiciens échangent régulièrement leurs instruments ; ils semblent plus que contents d’être là et d’ouvrir pour Turnstile, en témoigne le fait qu’ils sont torse nu au bout de 2 morceaux et qu’ils font des danses caractéristiques de l’énergie qu’ils déploient.

A 21h10, Turnstile arrive sur une scène on ne peut plus sobre : la batterie trône au milieu, chaque guitariste et bassiste a une tête d’ampli + baffle, 4 pieds de micro et un praticable à droite du drumset … et le logo du groupe + dessin abstrait en arrière-plan.

Pas de round d’observation, ça démarre pied au plancher par le morceau « T.L.C. (Turnstile Love Connection) » extrait du dernier album en date « GLOW ON » paru en 2021. Turnstile installe une ambiance d’insurrection ; l’ébullition de la fosse contraste avec le calme apparent (et les sauts de cabri) du chanteur Brendan Yates.

Le bassiste Franz « Freaky » Lyons, aux baskets aussi argentées que ses dents, ne tient pas en place tandis que la nouvelle guitariste Meg Mills (qui remplace le cofondateur du groupe Brady Ebert qui s’est barré en 2022) arbore d’élégantes bottes rouges, et le batteur Daniel Fang, tout en torse nu imberbe et en muscles sous sa casquette noire, qui renvoie la lumière de la poursuite braquée sur lui.

Turnstile envoie des morceaux de pur hardcore, principalement tirés du dernier album, pour le plus grand plaisir du public qui exulte et reprend les paroles à tue tête ; c’est assez impressionnant de voir la ferveur de la salle, quand on sait que Turnstile s’est formé en 2010 à Baltimore (la scène hardcore de la côte Est des Etats-Unis se concentre plutôt sur New-York – Agnostic Front, Biohazard ou Madball – ou Washington DC – Bad Brains, Minor Threat ou Fugazi) et n’a sorti à ce jour que 3 albums studio.

Ca alterne entre des chansons assez pop comme « Underwater boi » et des brûlots imparables tels que « Drop » ; les riffs de guitare meurtriers ne sont jamais loins, la section rythmique lourde et ultra-speed accompagne les circle-pits et autres walls of death au niveau de la fosse ; la « danse de la baston » (balance tes membres dans tous les sens dans un rayon de 5m autour de toi) ne cesse d’interroger : comment font-ils pour ne pas se mettre des pains ?

Après une douzaine de morceaux, joués assez souvent avec les lumières de la salle allumées, v’la ti pas que le batteur, très bon au demeurant, démarre un solo : ça mérite pas un p’tit carton jaune, ça, en 2024 ?

Turnstile clôture sa prestation par 3 titres du dernier album, dont le plus calme « Alien love call » chanté avec l’anglais Blood Orange, et le lâcher de confettis.

C’est fini, ça a duré à peine plus d’une heure, c’était (très) intense mais un peu court … on retiendra le plaisir de constater (effet garanti depuis le balcon) la ferveur du public dans un Olympia qui rebondit !

Chronique : Stéphane Toutlouyan

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