Kele Okereke a la Gaite Lyrique : peut mieux faire !

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2e date de la tournée Trick, titre de son dernier album, Kele Okereke, se présentait samedi soir comme un « chanteur de House Music » à la Gaîté Lyrique. L’ex-frontman du groupe indie Bloc Party s’est recyclé dans un tout autre genre musical qui lui va à ravir, même si la performance live n’a pas reflété tout le potentiel du disque et de l’artiste.

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Kele ou le pari fou d’une reconversion dans l’electro ! Bluffant, nan ? Mais comment passe-t-on de leader de l’un des plus grands groupes de rock indie des années 2000 à interprète solo sur des sons dance et house ? D’abord auteur, compositeur et interprète de titres connus mondialement (Banquet, Helicopter, Modern Love…), il est passé par la case collaboration avec des grands noms de la nuit (The Chemical Brothers, Tiësto, Martin Solveig) avant de se lancer dans son projet electro perso.

C’est ainsi qu’on se retrouve à la Gaîté Lyrique, un samedi soir sur la Terre, à découvrir le show que Kelechukwu Rowland Okereke a concocté pour le public français. Et quel meilleur endroit que le lieu des cultures numériques de Paris. Dans une salle contenant des écrans géants sur les quatre murs, une DJette préchauffe gentiment la salle… lorsqu’elle n’a pas de souci technique avec son matos. Puis Kele entre en scène, short ample et t-shirt noir délavé.

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Vers 22H le son est lancé. Le chanteur anglais s’empare du micro et jette son regard vers l’horizon. Le DJ derrière lui nous emmène immédiatement dans un délire house, Kele ouvre avec le titre Like We Used To, extrait de son nouvel album solo Trick. La salle n’est pas pleine à craquer, loin de là, mais les spectateurs présents sentent quelques bonnes vibrations.

La lettre K tourne sur elle-même sur les écrans tandis que l’artiste commence à trouver ses marques. Main sur le cœur, il pose sa voix sur des rythmes entrainants et ça colle. Plus grave, plus aigüe, sa voix est son seul instrument. Kele joue de ses cordes vocales avec une facilité déconcertante comme sur First Impressions et Coasting, temps forts de l’album Trick, ou sur l’excellent morceau Everything You Wanted, extrait de son premier album Boxer. Le son est bon, la plupart des titres du nouvel album ainsi que quelques « good oldies » sont joués, et pourtant la sauce clubbing ne prend pas.

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Kele a beau tenté de chauffer la foule, on ne verra pas la petite étincelle de folie. Ce ne sont pas ses pas de danses, ni même ses cascades sur les enceintes qui parviendront à transcender ses fans. Il n’est cependant pas le seul à blâmer. Le lightshow est assez light, les animations sur les écrans sont simplistes pour un spectacle en 360° (mêmes images sur les quatre écrans) et enfin la durée du set est bien trop courte (une heure et des poussières).

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De faibles applaudissements et aucune demande de rappel marquent la fin de ce concert dont on attendait beaucoup plus. Un live avec de vrais instruments (guitare et percussions se seraient bien trouvées une place), des clips vidéos adaptés pour le show en 360° afin de plonger les gens dans une vraie expérience et plus de morceaux du très talentueux Kele auraient certainement permis de dégoupiller une vraie atmosphère de club. On n’aurait pas cracher non plus sur quelques hymnes de Bloc Party, même remixés.

Chronique : Romain Hemelka / Photos : Olivier Gestin (www.intothepit.overblog.com)

Photos concert Kele Okereke :

Posted on by Thorsten in electro, en concert

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