Lancé en janvier 2025, l’Arena Tour d’Indochine s’achèvera le 7 mars 2026, avec une série de concerts à Bercy (Accor Arena). Retour sur un spectacle flamboyant.
Indochine avait pris les routes de France en janvier 2025 avec un Arena Tour qui faisait suite à la sortie du 14ème album studio du groupe, Babel Babel. Publié en septembre 2024, cet opus est largement mis à l’honneur dans cet Arena Tour. Une tournée qui prend fin le 7 mars prochain, après plus de 110 dates en France et en Belgique, dont 12 à Bercy. Indochine, avec cette tournée, s’y est produit à quatre reprises en juin 2025 puis huit fois en février et mars 2026. Le concert du 4 mars 2026 sera d’ailleurs diffusé en direct à la télé, sur TMC. A son terme, l’Arena Tour aura été vu par plus d’un million de spectateurs, ce qui a valu à Indochine une Victoire de la musique spéciale, en 2026, pour saluer ce record d’affluence.
Un show très beau, visuellement
Comme à son habitude, Indochine ne lésine pas sur les moyens mis en œuvre pour cette tournée. La scène principale est surplombée par un écran géant qui permet au groupe de proposer une belle mise en images. Aux moments opportuns, le proscenium et la petite scène centrale qu’il dessert, deviennent également des supports de projections. L’ouverture, avec la chanson Ma vie est à toi et ses images, dans le prolongement de la pochette de l’album signée David LaChapelle, est tout simplement vertigineuse. C’est à se demander comment les 5 membres du groupe tiennent debout dans un tel décor – projeté.
Plus tard, les effets stroboscopiques déployés sur Alice et June nous amènera la même réflexion.
Au programme également du concert, beaucoup de confettis (« biodégradables » précise Nicola Sirkis) et de la lumière émise par les bracelets remis aux spectateurs à l’entrée. Ce qui se fait dans pas mal de concerts depuis que la mode a été lancée par Coldplay. Lumières et confettis apparaissent dès la deuxième chanson du show, L’amour fou. Un amour fou que le public célèbre en communion avec Indochine. Ces bracelets lumineux, pilotés à distance, s’allument de diverses couleurs au gré des besoins de la scénographie. Ils sont accompagnés, sur cette tournée, d’un énorme plafond de LED, qui s’allume simultanément, donnant par moment des airs de voute céleste au plafond de Bercy. Impressionnant.
Lors de son précédent passage dans la salle, avec le 13 Tour, Indochine avait déjà habillé la salle et son plafond avec une structure immersive aux allures de vaisseau spatial.
Une ambiance folle sur les anciennes chansons
Si la première partie du concert est largement consacrée aux chansons extraites de Babel Babel, les titres plus anciens ne sont pas pour autant oubliés. Loin de là. Ils sont d’ailleurs source des plus grosses ambiances du show. Citons d’abord le très entrainant Canary Bay, mais aussi les plus récents Un été Français (2017) et Nos Célébrations (2020), illustré par les images en live du public. Mais aussi 3 nuits par semaines ainsi que L’Aventurier, où le public chante davantage que Nicola Sirkis, la salle devenant un karaoké géant. L’Aventurier demeure un tube intergénérationnel qui fait lever et bouger les foules à chaque fois et, pour cet Arena Tour, la chanson a le droit à des flammes.
Autre ambiance, plus dans l’émotion, avec J’ai demandé à la Lune, également reprise en cœur, sous les LED blanches du plafond et des bracelets lumineux. Un moment comme suspendu, hors du temps.

