La rock underground de Mensch

paris concert mensch

La rock underground de Mensch illumine la Gaite Lyrique

Dans le cadre du Paris Musique Club,  le collectif  Barbi(e)turix (BBX) a investi l’espace dédié aux cultures numériques avec deux groupes coups de cœur invités pour l’occasion : Mensch et Théodora. Thédora assurait la première partie avec un rock électro minimaliste à la fois sauvage et sophistiqué. Malgré quelques maladresses au début, Théodora a gagné en assurance avec son tube A for Ache qui a conquis la salle avec son charme et son énergie. Il y avait des airs de Miss Kittin chez cette jeune chanteuse accompagnée de la musicienne Zoé Hochberg.

Mensch la tête d’affiche était ensuite attendue pour présenter son nouvel  album Tarifa encensé par la presse musicale. Ou plutôt, une fois n’est pas coutume, ce sont les deux musiciennes Vale Poher (chant et guitare) et Carine Di (chant et basse) qui attendaient sur scène le public parti en pause clope + bière et l’ont accueilli avec beaucoup d’humour et bon esprit par un «On voudrait bien jouer, mais on ne peut pas ! ».

mensch concert a paris

Les murs tapissés de projections 360 ° désignés par Cassie Raptor ont vite fait oublier l’outrecuidance d’un public tout de suite plongé dans une ambiance de soleil couchant et de baignades sous-marines. Les tons jaunes et bleus faisaient un écho savoureux avec les morceaux composés justement à Tarifa, dans le sud de l’Espagne, nous rapprochant un peu plus de l’Andalousie. On dodeline d’entrée de la tête sur l’air de Swim Swim, et la salle de la gaité lyrique prend des airs de piscine rafraichissante.Mensch a alors libéré un rock félin et scintillant, nourri par les voix pop et aériennes des musiciennes pour nous offrir des instants remplis d’énergie positive.

paris mensch concert

On sent qu’il y a eu beaucoup d’amour dans les morceaux et elles nous l’ont transmis avec beaucoup de plaisir et une grande complicité visible sur scène, c’était palpable, élégant, délicat et généreux. Finalement  elles ont bien trouvé le nom de leur groupe qui signifie « humain » en allemand.On retiendra particulièrement  Cosmopolitain, le tube de leur album chanté en français, dont les riffs transportent loin dans la nuit, Tarifa très dansant avec son refrain entrainant « Andalucia takes my brain » et Saudade, pour un rock mélancolique tendre et envoutant. Mais c’est lors du rappel, où le groupe Théodora est convié à les rejoindre sur scène pour une reprise survoltée de Freed From Desire, que le public s’enflamme enfin. Dommage que le concert  qui commençait à faire sautiller de joie toute la salle se soit terminé si vite.

Chronique : Aurelie Secheret / Photos : Aurelie Secheret

mensch concert

Posted on by Aurelie Secheret in britpop, en concert, rock, rock/pop

Repondre