Flamin Groovies : revival du San Francisco des 70’s

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En ce vendredi soir, la terrasse du Trabendo ressemble à une guinguette pour accueillir les vétérans californiens des Flamin’ Groovies.

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Le concert a attiré le ban et l’arrière ban ; tout ce que la communauté parisienne du rock’n’roll compte comme aficionados a fait le déplacement, parmi lesquels on reconnait Taï-Luc, Henry Padovani et Mehdi Zannad (pour ne citer qu’eux) qui flânent une bière à la main. Le public a l’âge des musiciens, à savoir entre 45 et 65 ans mais il y a aussi de jolies jeunes filles… ok c’est des anglaises, mais ça compte quand même.

La première partie est de très bonne facture : il s’agit des New York Kleps, un groupe qui écume les premières parties des bons groupes de rock’n’roll qui jouent à Paris. Et pour le coup, ils sont accompagnés par Keith Streng, le guitariste des Fleshtones, mon groupe préféré de tous les temps !

Les Flamin’ Groovies déboulent sur scène vers 21h. Originaires de San Francisco, ils ont écrit dans les années 70 quelques chansons qui figurent au panthéon du bon rock californien. Mais ils ne sont plus tout jeunes et leurs looks iconoclastes font très décalés en 2015… Le chanteur Cyril Jordan a-t-il besoin de porter un haut moulant décoré camouflage ? Et que dire de sa moumoute… Son acolyte Chris Wilson porte la nuque longue qui lui confère un p’tit look de retraité avec blouson en jean.

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Ils démarrent par une reprise des Byrds : I’ll Feel a Whole Lot Better. C’est en place mais quelque peu poussif, notamment au niveau des refrains et harmonies vocales. Au bout de quelques morceaux, et malgré un nouveau plantage de Cyril Jordan sur une intro, les choses rentrent dans l’ordre et les Flamin’ Groovies déroulent leur Rock’n’Roll classique teinté de l’ambiance psychédélique si particulière du San Francisco des années 70.

Le set est parsemé de reprises, parmi lesquelles on reconnait le morceau She Said Yeah des Rolling Stones. Pour conclure, les Flamin’ Groovies jouent les classiques Slow Death puis Shake Some Action qui, comme l’indique Jordan, est un morceau qui colle comme un chewing-gum sous la chaussure. Le public en redemande et le rappel enchaine deux autres classiques du groupe : Teenage Head et Let Me Rock.

Retour sur scène pour le 2ème rappel et une nouvelle reprise des Stones : Jumpin’ Jack Flash.

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Chronique : Stéphane Toutlouyan / Photos : Michela Cuccagna

Posted on by Thorsten in en concert, rock

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