Warpaint : California uber alles

Warpaint, Elysée Montmartre, Paris le 20 mars 2017 

C’est un réel plaisir de refouler le plancher de l’Elysée Montmartre, 6 mois après sa réouverture au public, tellement cette salle a peuplé de (bons) souvenirs l’esprit des concert-addicts ! Après un passage remarqué au festival Rock en Seine 2014, et une apparition au Pitchfork Music Festival Paris 2016, Warpaint vient présenter l’album « Heads up » paru à l’automne dernier.

La première partie est assurée par Dear Reader, groupe dont la chanteuse, originaire d’Afrique du sud, est basé à Berlin. Ils donnent l’impression d’être vêtus de déguisements confectionnés en papier crépon.
Ils s’accompagnent d’instruments bizarres (collier de coquillage, boules de métal, …) et déroulent des chansons de pop vaporeuse, dont quelques extraits de leur nouvel album « Day fever » sorti il y a 3 semaines.

La scène sur laquelle pénètre Warpaint est décorée de guirlandes de lumières jaunes sur des plantes disséminées tout du long. Le premier morceau est le titre du dernier album. Le public est composé de jeunes parisiens branchés séduits par la pop à guitares du combo de Los Angeles. Les 4 californiennes sont sobrement vêtues ; la guitariste/chanteuse Theresa Wayman arbore un sweat-shirt siglé The Slits.

Warpaint enchaine avec « Krimson », à la rythmique implacable : la bassiste Jenny Lee Lindberg est un peu en retrait et impose le groove de sa Rickenbaker en l’accompagnant d’un déhanché chaloupé très sensuel.
Le jeu de guitare et le chant des 2 copines d’enfance (la chanteuse/guitariste Emily Kokal, aussi blonde que Theresa est brune) se complètent et se répondent harmonieusement.

Warpaint déroule les morceaux issus de ses 3 albums studio sortis entre 2010 et aujourd’hui avant de terminer sur le nouveau morceau « Dre ». On retrouve les influences britanniques dans les mélodies de Warpaint, dont le style est grandement marqué par des morceaux souvent chantés à 2 (voire 3) voix et des gimmicks de guitare accrochants.

Il n’y aura malheureusement pas de rappel parce que les filles ont pour instruction (de la salle ? de la production ?) de quitter la scène à 22h30. La pop de Warpaint, aux voix féminines éthérées et aux guitares profondes fait penser à Sunset Boulevard, aux plages de Santa Monica, aux collines d’Hollywood … et donne furieusement envie de retrouver les palmiers de la cité des anges !

Chronique : Stéphane Toutlouyan

Posted on by Thorsten in en concert, rock, rock/pop

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