Le tribute band officiel de Queen en interview !

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Interview de François-Olivier Doyon (Queen Extravaganza)

Le tribute band officiel de Queen « Queen Extravaganza » sera en concert à l’Olympia le 24 mai prochain. Mais ce n’est pas un tribute band comme les autres. Derrière The Queen Extravaganza se cachent le légendaire batteur Roger Taylor et le célébre guitariste Brian May. Autant dire que le spectacle proposé par le tribute band ne fait pas dans la demi-mesure. Spectaculaire et visuellement au top, le spectacle fait revivre l’expérience live d’un des groupes de rock les plus connus au monde. Leur bassiste François-Olivier Doyon a accepté de répondre à nos questions.

Quel est le concept de Queen Extravaganza ?

Ce spectacle a été imaginé par Roger Taylor, le batteur de Queen, qui cherchait une manière idéale de rendre hommage à la musique de son groupe après la mort de Freddie Mercury en 1991. D’ailleurs, plusieurs spectacles ont été créés depuis autour de la musique de Queen, que ce soient des comédies musicales ou des concerts de rock. Mais Roger Taylor eu l’impression qu’il manquait certains éléments. Parfois, c’était trop cliché. Queen Extravaganza est donc le véhicule idéal pour faire perdurer l’héritage de Queen en 2014.

Peux-tu revenir sur la création de ce tribute band ?

Comme je l’ai mentionné, c’est Roger Taylor qui est à l’origine du spectacle. Pour former le groupe qui allait interpréter les chansons de Queen sur scène, ils ont eu recours à des auditions sur Internet. Les candidats devaient envoyer leurs candidatures au travers d’une vidéo, soumise à Roger Taylor et un comité d’approbation. Une deuxième sélection a eu lieu au travers des réseaux sociaux. Les gens étaient donc appelés à voter pour leurs candidats préférés. Et finalement, je me suis retrouvé avec 25 autres musiciens au studio des Foo Fighters à Los Angeles pour auditionner directement devant Roger Taylor. J’ai finalement été retenu.

Comment as-tu réagis en étant face à Roger Taylor et Brian May ?

C’était vraiment une expérience incroyable de se retrouver en compagnie de Roger Taylor pour l’audition finale à Los Angeles. Nous avons également partagés la scène avec Roger Taylor et Brian May lors de notre première prestation en public à l’émission American Idol, regardé par plusieurs millions de spectateurs aux Etats-Unis. Ils sont aussi venus nous rejoindre lors de notre premier concert. C’était un feeling incroyable d’être accompagnés par ces deux légendes de la musique sur le morceau Somebody To Love.

Je suppose que tu es un grand fan du groupe Queen ?

Je suis nécessairement grand fan de Queen depuis que j’ai rejoints Queen Extravaganza. Par contre, plus jeune j’étais fan de leurs morceaux classiques mais je ne connaissais pas leur répertoire de manière très approfondie. C’est grâce à Queen Extravaganza que j’ai découvert tous les bijoux que recèle la musique de Queen. La diversité de leur musique est impressionnante. C’est l’une des œuvres les plus importantes dans l’histoire du rock à mon avis.

Te souviens-tu la première fois que la tu as entendu leur musique?

Oui ! En fait ma sœur possédait un walkman que j’empruntais de temps à autres. L’une de ses cassettes était le Greatest Hits II de Queen. J’avais 11 ans à l’époque. J’étais vraiment sous le choc en en entendant A Kind Of Magic la première fois. D’ailleurs, la basse si particulière de John Deacon sur ce morceau est en partie la raison pour laquelle je me suis décidé pour la basse. J’ai été marqué par la complexité de leurs harmonies. A la fois, ils ont réussi à écrire des morceaux qui s’écoutent si facilement.

Que rends leur musique aussi intemporelle à ton avis ?

Ce sont des icônes du rock. Leur musique a très bien vieillie, que ce soient leurs œuvres des années 70, comme Killer Queen, Somebody To Love et Bohemian Rhapsody. Ce genre de morceaux complexes était innovateur à cette époque. Même leurs titres des années 80, comme Another One Bites The Dust, Radio Gaga, et leur dernier morceau avec Freddie, The Show Must Go On, sont restés des incontournables. Il y a une forme de génie derrière le fait d’être capable de créer de la musique indémodable.

Que différencie Queen Extravaganza des autres tribute bands, outre le fait d’être le tribute band officiellement reconnu par les membres de Queen ?

Je pense qu’à la base Queen Extravaganza n’est pas un groupe qui imite ou qui parodie Queen. Aussi, personne n’est habillé comme Freddie Mercury. Par contre, nous avons la chance d’avoir Marc Mantel parmi nous, car il a une ressemblance vocale et physique assez frappante et parfois effrayante avec Freddie Mercury (rires). Le fait d’être le tribute band officiel de Queen, nous donne accès aux conseils personnalisés de Roger Taylor et de Spike Edney (claviériste et directeur musical au sein de Queen dans les années 80), une équipe de production incroyable et à des archives vidéo inédites. On a là les recettes d’un succès assuré.

Que peux-tu dire au sujet du jeu de basse de John Deacon ?

C’est un bassiste qui a toujours été sous-estimé. Il avait un sens du rythme et de la mélodie incroyables. Je pense notamment à des morceaux comme You’re My Best Friend ou Millionnaire Waltz. Il s’y sert de sa basse comme un instrument mélodique au même titre que la guitare et le piano. Il était également un compositeur de premier plan. De nombreux tubes de Queen ont été écrits par John Deacon.

En regardant vos setlists, j’ai été assez surpris d’y voir des morceaux moins connues, tels que Lazing on a Sunday Afternoon, Dragon Attack, The March of the Black Queen… comment procédez-vous lors du choix des morceaux ?

Le choix des chansons revient uniquement à Roger Taylor et Spike Edney, le coordinateur musical du projet. Mais évidemment Queen Extravaganza se devait d’inclure leurs plus gros classiques pour plaire au public. Mais on a aussi la possibilité de présenter des titres plus méconnus, tels que Lazy On A Sunday Afternoon. C’est ce qui en fait un spectacle différent des autres.

Quelle est justement ta période préféré ?

La meilleure période au niveau créatif, c’était probablement de 1974 jusqu’à la fin des années 70. C’est à cette époque que le génie de Freddie était le plus fertile, avec des titres comme Bohemian Rhapsody, Killer Queen et Somebody To Love. Ces bijoux ont rarement été égalés depuis dans l’histoire du rock. You’re My best Friend et Don’t Stop Me Now font également partis de mes  chansons préférées.

N’est-ce pas un peu frustrant de jouer la musique d’un autre groupe ? Et surtout, quelle part de liberté as-tu dans ton jeu ?

Ce n’est pas frustrant du tout. C’est d’ailleurs plutôt un honneur d’interpréter la musique de l’un des plus grands groupes de rock de tous les temps. En ce qui concerne la liberté d’interprétation, je pense que mes employeurs me font confiance. Je sais que Roger Taylor a une confiance inébranlable en nous. Il y a quelques moments sur scène où on peut se permettre quelques libertés. Etant donné la qualité de composition, je n’ose pas y toucher. C’est un vrai défi et un honneur de les interpréter soir après soir.

Que te dis-tu en voyant les visages des spectateurs à chacun de vos shows ?

Je retire toujours un immense sentiment de satisfaction quand je vois les visages des spectateurs qui viennent à nos concerts. C’est un spectacle pour les jeunes et les moins jeunes. Cela ravive des souvenirs car certains ont eu la chance de voir Queen en concert dans les années 70 et 80. C’est un plaisir de voir que nous rendons les gens heureux en tentant de recréer le plus fidèlement possible l’œuvre de Queen.

Que peux attendre le public parisien lors de votre show à l’Olympia ?

Je peux leur garantir qu’ils seront abasourdis par la prestation de Queen Extravaganza. Ils auront droit à tous les grands succès de Queen. Ils auront également droit à une expérience visuelle incomparable. On travaille avec les meilleurs techniciens au niveau des éclairages et de la vidéo. Ils auront également droit à des documents d’archives que personne n’a jamais vues auparavant. Tous cela sous la supervision de Roger Taylor et de Spike Edney. Je garantis au public parisien une soirée exceptionnelle le 24 mai à l’Olympia.

 Propos recueillis par Thorsten Wollek

Posted on by Thorsten in Interview

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