Quand le passe nous rattrape

The Australian Pink Floyd 03

The Australian Pink Floyd @ Palais des Sports Paris, 3 avril 2013

Il y a 40 ans, Pink Floyd publiait son œuvre Dark Side Of The Moon. Il était évident que The Australian Pink Floyd, qualifié de meilleur tribute band de Pink Floyd, saisisse l’occasion pour jouer l’intégralité de l’album à l’occasion d’une nouvelle tournée qui traverse notamment toute la France. La notoriété de TAPF n’est plus à refaire au vu du taux de remplissage de la salle. De plus, le groupe avait déjà joué au même endroit la veille !

The Australian Pink Floyd 06

A 20h, les premiers battements de cœur se font entendre et donnent le départ. Comme annoncé, le concert démarre sur l’intégralité de Dark Side Of The Moon. Dès le morceau Breathe, on constate que le son est parfait. Lors de On The Run, plus éléctro, la scène est plongée dans le noir. Voilà qu’arrivent les trois choristes pour Time. Le démarrage aux percussions est toujours aussi impressionnant. La voix du chanteur principal Alex McNamara est très proche de celle de David Gilmour. Tout au long du concert, Alex McNamara, Steve Mac (guitare) et Colin Wilson (basse) se partageront les parties vocales.

The Australian Pink Floyd

Jason Sawford (claviers), fondateur et chef de groupe, reste discret. Le public est totalement absorbé par la musique. Le très beau The Great Gig In The Sky sonne le quart de d’heure de gloire pour les choristes. Chacune leur tour, elles donnent un solo improvisé. Des images de Rick Wright, le clavier de Pink Floyd décédé en 2008, défilent sur l’écran positionné derrière la scène.

The Australian Pink Floyd 01

Vient Money, le tube de l’album, et voilà que le public ne se retient plus pour marquer son contentement. Mike Kidson, le saxophoniste, arrive et se positionne au milieu de la scène pour le solo. Pour Brain Damage, des images de politiciens défilent. Le message est clair. Avant de faire une pause méritée, TAPF interprètent ce que tout le monde attend, Another Brick In The Wall,  quand tout à coup apparaît la poupée gonflable du professeur. Le morceau est joué dans sa version live qui se prolonge par divers solos de guitare et au clavier. Belle fin pour cette première partie qui nous aura fait redécouvrir cet album mythique dont on ne se lasse jamais.

The Australian Pink Floyd 04

Après 20 minutes, TAPF reviennent pour une deuxième partie autour de morceaux de différentes périodes de Pink Floyd. Le public sursaute aux premières notes de In The Flesh, qui ouvre également l’album The Wall. TAPF se font plaisir en interprétant Echoes, un morceau de 23 minutes  qui date de 1971 ! Alors qu’il est tentant de fermer les yeux pour rêver une seconde assister à un vrai concert de Pink Floyd (ce qui n’arrivera plus jamais), nous ne perdons pas une seconde de ce spectacle autant  sonore que visuel. Après cette trance, on repart dans les années 90 pour le très accessible What Do You Want From Me.

The Australian Pink Floyd

Alors que le public est étonnamment calme, il ne se retient plus quand Shine On You Crazy Diamond démarre. C’est l’un des favoris de la soirée. Des images de Syd Barrett apparaissent. L’histoire raconte qu’il serait apparu lors de l’enregistrement de ce morceau, alors qu’il ne faisait plus partie du groupe. On ne se lasse décidemment jamais du solo à la fin de Comfortably Numb lorsqu’ apparaît une boule à facettes. Comme à l’époque avec les vrais Floyd, la fin est spectaculaire. TAPF a de l’humour puisqu’ un kangourou gonflable fait son apparition !

The Australian Pink Floyd

Alors que certains pourraient remettre en question l’existence de tribute bands, on ne peut nier le talent de the TAPF. Le groupe procure de vraies sensations sur scène. Ayant pu voir la plupart des grands tribute bands en concert, TAPF est à ne louper sous aucun prétexte si vous souhaitez vous faire une idée de la carrière de Pink Floyd.

Posted on by Thorsten in en concert, pop, rock, rock/pop

Quand le passe nous rattrape

  1. jef_blues

    3 avril 2013 palais des sports Paris
    30 ans plutôt je vivais les vrais au Zénith
    rien à voir, son dégueu, paroles inaudibles limite quinquaphonie, bcp de sons numériques
    Pink Floyd étaient réputés pour avoir un matériel de dingue, c’était pas le cas ce soir
    Ce qui était novateur il y a 30 ans me parait ringuard n’étant qu’une pâle imitation
    Aucune communication des artistes entre eux encore moins avec la salle, seul un saxo a fait un peu de zèle
    le pseudo Gilmour n’a fait que regarder ses pieds à défaut du manche de sa guitare
    j’étais au 3ème rang j’ai donc pu observer le guitariste, je lui ai trouvé peu d’aisance dans son jeu (pourtant au bout de 20ans ça devrait aller ?)
    Globalement je trouve qu’il y a bcp trop de tapage sur ce groupe qui n’en vaut pas vraiment la peine, merci pour vos belles images tout de même
    Et puis à quoi ça rime de vouloir imiter, ils n’ont aucune personnalité, c’est la version Texane des Australiens, des bœufs mals fagotés
    Ce chanteur avec ça redingote qu’il n’a pas quitté de la soirée de peur qu’on lui pique son portefeuille
    Compte tenu de la quantité de bons musiciens qui se produisent n’aller pas gâcher votre argent avec ces kangous
    musicalement vôtre

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