U2 (eXPERIENCE + iNNOCENCE Tour) : une experience immersive

U2 (eXPERIENCE + iNNOCENCE Tour), AccorHotels Arena, Paris le 9 septembre 2018

Près de trois années sont passées depuis le 10 novembre 2015, date à laquelle nous assistions au concert de U2 à l’AccorHotels Arena, à quelques jours des tristes attentats du 13 novembre. A cette occasion, le quatuor irlandais inaugurait la salle, qui avait fait peau neuve. Un an après leurs concerts au Stade de France, célébrant le 30ème anniversaire de leur album culte The Joshua Tree, le groupe a décidé de retourner dans des salles de taille plus humaine pour promouvoir leur nouvel opus Songs Of Experience. Nous avons assisté à l’une des quatre dates pour un show dans la continuité de la tournée Innocence + Experience Tour en 2015 avec une scénographie identique.

Alors que Bono souffrait d’une extinction de voix depuis le concert à Berlin quelques jours plus tôt, nos doutes se sont vite dissipés, même si une petite fatigue vocale s’est faite sentir sur certains morceaux. Tout comme sur le Innocence + Experience Tour en 2015, sur cette nouvelle tournée, nous retrouvons l’écran géant séparant la fosse en deux ainsi que la plateforme qui la traverse jusqu’à l’autre bout de la salle. Une constellation à 360° permettant de vivre une expérience immersive.

L’écran central s’illumine aux alentours de 20h20. Des images d’archives de grandes villes détruites lors de la seconde guerre mondiale et la voix de Charlie Chaplin du film « Le Dictateur » nous mettent dans l’ambiance. Le message sera politique. Fidèle à ses habitudes, le groupe démarre par une nouvelle composition, The Blackout, pendant laquelle on devine les silhouettes des quatre musiciens sur la passerelle cachée par les images projetées sur l’écran géant. Après avoir pris place sur la scène principale, le groupe poursuit avec I Will Follow, sous les acclamations du public. Le concert est lancé et la salle est déjà debout.

Bono revient sur son adolescence et en profite pour rendre hommage à sa mère avec le titre Iris. Il s’embarque ensuite sur la passerelle positionnée entre les écrans lui permettant de se balader sur Cedarwood Road, la rue dans laquelle il a grandi à Dublin. Puis, le groupe offre une version brute de Sunday Bloody Sunday, Larry Mullen jouant sur un simple tambour.

Après un court interlude, le groupe apparaît sur la petite scène centrale. Comme sur la tournée Zoo TV en 1992, Bono apparait à l’écran dans la peau du maléfique personnage Mc Phisto grâce un procédé technique. Après avoir fait participer le public sur Elevation et Vertigo, le groupe met à l’honneur l’album Achtung Baby (leur meilleur ?) avec deux extraits dans une ambiance intimiste, entouré du public.

Le concert monte encore en puissance avec Pride (In the Name of Love), qui voit les musiciens prendre place aux quatre extrémités de la fosse, The Edge (guitare) et Adam Clayton (basse) prenant place dans le public. City of Blinding Lights prend toute sa signification et rend hommage à la ville de Paris, chère au groupe. Le public vit un dernier moment de communion sur Love Is Bigger Than Anything In Its Way avant que le titre 13 (There Is a Light) ne clôt le concert d’une durée de 2h10. Une belle lueur d’espoir ! U2 a une nouvelle fois réussi l’exploit de transformer l’AccorHotels Arena en salle intimiste.

Chronique : Thorsten Wollek

Posted on by Thorsten in en concert

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