Scorpions a l’AccorHotels Arena : le venin agit toujours !

Suivi par une nouvelle génération de fans, le groupe Scorpions ne semble pas vouloir tirer sa révérence. Le groupe légendaire allemand avait pourtant entamé une tournée d’adieux en 2010. Les voilà sillonnant les routes une nouvelle fois dans le cadre de la tournée « Crazy World Tour », titre faisant référence à leur album paru en 1990 (dont seuls trois morceaux sont présentés sur la tournée). Scorpions a une nouvelle fois investi l’AccorHotels Arena (anciennement Bercy), salle que le groupe a inauguré en 1984. Les Allemands nous ont offert un best-of couvrant plusieurs décennies, dont certaines ballades qui font toujours autant chavirer le cœur des fans.

Sur fond de la chanson Crazy World, un écran géant projette des images futuristes, avant que le groupe entame le récent Going Out With A Bang. Rudolf Schenker, guitariste et membre fondateur du groupe au demeurant, parcourt a scène de long et en large à partir du deuxième morceau Make It Real. Quelle forme, alors qu’il soufflera ses 70 bougies cet été ! Les titre The Zoo et l’instrumental Coast To Coast semblent enfin satisfaire les attentes du public qui profite de voir les musiciens côte à côte (le chanteur Klaus Meine inclus) jouer les partitions de guitare ensemble à quelques pas du public.

A l’occasion d’un medley rassemblant quelques-uns de leurs meilleurs morceaux des années 70, le groupe satisfait les fans de la première heure. We Built This House, extrait du dernier album, nous rappelle que le groupe a 50 ans d’existence et tente d’en expliquer la longévité ! Le set acoustique, dont le groupe a fait sa spécialité, nous présente une magnifique version de Send Me An Angel accompagnée d’un light show à la hauteur. La magie opère grâce à la participation active du public sur le refrain.

Klaus Meine, en meilleure forme vocalement qu’en début de concert, profite du tube planétaire Wind Of Change pour faire entonner le public. Tease Me Please Me, troisième et dernier extrait de l’album Crazy World, manque de peps. Le groupe se rattrape avec une reprise de Overkill (Motörhead) qui balaie tout sur son passage, ce grâce au jeu puissant de Mikkey Dee, ex-batteur de… Motörhead ! Ce dernier n’a pas dit son dernier mot et nous offre un solo suspendu dans les airs. Le batteur de hard-rock par excellence !

Still Loving You, le classique du groupe et le titre qui donna naissance au genre de la ballade rock, et l’hymne rock Rock You Like A Hurricane, mettent fin à un concert survitaminé. Un show qui brille par la présence physique de Rudolf Schenker et a la beauté du jeu de guitare de Matthias Jabs. Nous prenons plaisir à voir et revoir le combo allemand. Alors, était-ce la dernière ?

Petite mention du groupe anglais Slydigs, la première partie qui semble avoir fait l’unanimité, ce devant une salle déjà bien remplie. Très inspiré par le rock des 60’s, dont les Rolling Stones, leur musique fait le plein d’énergie. Nous sommes repartis avec leurs deux EP’s dans les poches !

Chronique : Thorsten Wollek / Photos Yann Charles

 

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