Deep Purple : la fin ?

Conférence de presse : Deep Purple

Le nouvel album de Deep Purple, Infinite, vient d’arriver dans les bacs. De très bonne qualité, il nous ramène à l’âge d’or du groupe, au début des années 70, grâce aux sons des claviers mis à l’honneur. A cette occasion, une séance de dédicaces a été organisée à Paris, la seule et unique en Europe ! Ainsi, nous avons eu la chance de nous retrouver en compagnie de deux membres d’origine du groupe, Roger Glover (basse) et Ian Paice (batterie), ainsi que Don Airey (claviers) qui a rejoint le groupe en 2002 , remplaçant Jon Lord.

Sur invitation, de nombreux fans ont pu assister à une séance de signatures à la Fnac Saint-Lazare, précédée d’une session de questions-réponses animée par Michel Valentin, journaliste au Parisien et co-auteur du blog It’s Only Rock’N’Roll hébergé sur le site du quotidien. En attendant le passage de Deep Purple à l’AccorHotels Arena le 3 juin prochain, dans le cadre de leur tournée d’adieu, voici quelques extraits de cette rencontre unique.

Pour la deuxième fois consécutive, le groupe est retourné en studio aux côtés de Bob Ezrin (producteur de Pink Floyd, Alice Copper ou encore Lou Reed), la collaboration s’étant très bien passée lors de l’enregistrement du précédent opus Now What?! à Nashville. La composition et l’enregistrement de l’album n’ont pris que peu de temps, relate Ian Paice. Nous étions bien préparés et avions de très bonnes idées en nous rendant en studio. La seule chose qui nous restait à faire c’était de capturer les bonnes prises.

La ville de Nashville, berceau musical aux Etats-Unis, a eu un impact très positif sur l’album. Où que tu ailles, tu y entends de la musique. Cette ville baigne littéralement dans la musique. Très régulièrement, moi et Roger (Glover) allions nous faire des bœufs avec des groupes locaux dans un pub proche du studio, raconte Don Airey avec un grand sourire.

L’album comporte plusieurs très bonnes compositions, tant au niveau musical que des paroles. Ian Gillan et moi nous retrouvions une fois la musique mise en boîte, nous explique Roger Glover. Nous commencions par noter toutes les histoires ou conversations que nous avions pu entendre ou lire. Nous ne sommes plus à un âge où nous chantons sur des jeunes filles et des voitures rapides. Il arrive qu’un titre provisoire devienne un titre définitif. Ça été le cas avec « Time For Bedlam ». Un autre titre, Hip Boots, s’inspire d’une expression issue du sud des Etats-Unis au temps de l’esclavagisme : « You can bury me up to my knees in shit, but I have my hip boots on », à l’origine du mot hip (adjectif qui veut dire cool, à la mode). C’en est devenu une chanson.

Les paroles de « One Night in Vegas » s’inspirent d’un fait réel. Le bassiste du groupe Foghat s’est réveillé un matin aux Etats-Unis aux côtés d’une fille après une nuit trop arrosée. Il lui a demandé qui elle était. Ce à quoi elle lui a dit : ta femme ! Il n’avait pas de souvenir de s’être marié dans la nuit. Figures-toi qu’ils sont toujours ensemble aujourd’hui, raconte Don Airey de manière amusée.

Etonnamment le groupe a fait le choix de placer « Roadhouse Blues », une reprise de The Doors à la fin de l’album. Au moment de l’enregistrement de Now What?!, nous avions repris un titre de Jerry Lee Lewis, raconte Ian Gillan. Bob Ezrin nous a demandé si nous souhaitions faire de même sur « Infinite ». Le groupe ne sachant pas quel titre reprendre, j’ai proposé « Roadhouse Blues », que je joue fréquemment sur scène avec un tribute band de Deep Purple. Nous l’avons enregistré en une seule prise.

Annoncée sous le nom de The Long Goodbye Tour, la tournée à venir laisse entendre qu’elle pourrait être la dernière. Aucun de nous ne veut raccrocher les gants. Mais nous savons bien que nous ne pourrons pas continuer éternellement, explique Roger Glover.  Elle durera au minimum deux à trois ans. Il est possible qu’elle se poursuivre au-delà si tous les membres sont partants. La setlist n’est pas encore finalisée. Nous répéterons cinq minutes avant le show et verrons bien, relate Roger Glover sous les rires de l’audience. Tout ce que je peux dire, c’est qu’il y aura un mélange de morceaux anciens et quatre ou cinq titres issus du nouvel album. 

Cet album est-il le chant du cygne de ce groupe légendaire ? Continueront-ils éternellement comme l’indique le titre de leur album ? L’avenir nous le dira. En attendant, nous vous conseillons fortement d’aller les voir en concert le 3 juin à l’Accor Hôtels Arena à Paris !

Article rédigé par Thorsten Wollek

Posted on by Thorsten in Interview, rock, rock/pop

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