Louise Attaque envoute Paris

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Alors que son dernier album “Anomalie” est sorti il y a moins d’un mois, le groupe Louise Attaque est actuellement en tournée. Le 7 mars dernier, le trio faisait une halte à Paris dans le Grand Studio de RTL2 pour donner un concert privé réservé aux auditeurs de la station. 

C’est dans un cadre très intimiste – devant une centaine de spectateurs – que Louise Attaque s’est produit lundi dernier à Paris, à l’invitation de RTL2, avant de revenir dans la capitale plus tard dans l’année dans le cadre de leur tournée. Après avoir répondu à l’interview de l’animateur Grégory Ascher – que le public a écouté religieusement – , Louise Attaque a donné un concert privé d’une heure, interprétant une quinzaine de titres, balayant toute la carrière du groupe.

Pour ce concert, le trio composé de Gaëtan Roussel au chant et à la guitare, de Robin Feix à la basse et d’Arnaud Samuel au violon, était accompagné d’un batteur et d’un claviériste. Louise Attaque a commencé son set par un classique : « Ton Invitation« , dans  une version quelque peu revisitée. Le batteur a, tout au long de la chanson, soutenu le titre en frappant simplement le bord de sa caisse claire produisant une sonorité proche de celle du tube résonnant. Une bonne trouvaille. Pour cette chanson, dotée d’une belle ligne de basse, la voix de Gaëtan Roussel était bien mise en valeur. Le groupe a ensuite interprété “Avec le temps”, le troisième extrait de l’album “Anomalie”. Un titre très rythmé dont le public, incité par Gaëtan Roussel, a repris en chœur les “Oh oh”. Puis, Louise Attaque a enchainé avec le titre phare de leur dernier album, “Anomalie”, proposant en live une version différente que celle de l’album studio, beaucoup moins électro.

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Le trio a refait un bond en arrière en choisissant d’interpréter “Si l’on marchait jusqu’à demain« , sorti en 2005, titre cadencé pour lequel Arnaud a délaissé son violon pour le remplacer par une guitare. Puis retour en 2016 avec “Il n’y avait que toi”, qui fait apparaitre quelques regards complices entre Gaëtan Roussel et Robin Feix, et “L’Insouciance”. Chanson pour laquelle, debout derrière son instrument, le batteur troque ses baguettes contre des mailloches grâce auxquelles la batterie produit un son de tambour. Les yeux fermés – comme la plupart du temps lorsqu’il chante – Gaëtan Roussel semble vivre sa chanson qu’il interprète en faisant de lents geste de la main gauche, tandis qu’Arnaud joue du violon au rythme d’un tango.

Léa” fait ensuite son apparition sur scène, bien connue des aficionados du groupe. Pour l’occasion, Arnaud Samuel passe au clavier, ce qui donne une version un petit peu électro mais pas déplaisante du titre, alors que le claviériste empoigne une couronne à paire de cymbalettes. Tout le monde connait les paroles de la chanson et c’est l’assistance qui la termine. Toujours les yeux mi-clos, Gaëtan Roussel inonde le studio d’RTL2 de son chanté-parlé sur “Du grand banditisme”, titre riche en basse. Par contre, il rouvre ses yeux pour “La chute”, collant ainsi aux paroles du titre : “Regarde-moi dans les yeux…”. Pour cette chanson, il a incité le public à se lever. La folie s’empare alors de la scène, avec notamment Robin qui fait tourner ses poignets comme des moulins, et de la salle.

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La fin du concert approche et s’amorce avec “Chaque jour reste le nôtre”, une chanson qui bouge bien, pendant laquelle Arnaud utilise son violon telle une guitare. Pendant le pont, le trio s’éclate comme des fous. L’ambiance grimpe encore d’un cran sur “Savoir” : sur scène tous les musiciens sont en délire, Arnaud Samuel fait tourner son archet au dessus de sa tète… et dans le public aussi, ça saute, ça chante. Mais c’est sur “J’t’emmène au vent”, “chanson pour dire au-revoir” dixit Gaëtan Roussel, que l’ambiance atteint son paroxysme. Debout, le public applaudit en rythme, chante à la place de Gaëtan tandis que le violon si reconnaissable de cette chanson s’affole. Les cinq musiciens quittent alors la scène pour mieux revenir pour un rappel entamé par “Les nuits parisiennes”, qu’une fois encore le public connait sur le bout des doigts. Toujours debout, il chante, danse au rythme du violon d’Arnaud avant que Louise ne mette un point final à la soirée avec “Amours”, extrait de son premier album.

Louise Attaque est actuellement en tournée. Pour le moment, le public ne retrouvera pas le titre “Les Pétales” sur scène, le trio n’ayant pas encore trouvé comment faire vivre la chanson en live. De nombreuses dates de la tournée son d’ores et déjà complètes. Louise Attaque sera aussi à l’affiche de nombreux festivals cet été. Le groupe se produira à La Cigale du 1er au 3 juin ainsi qu’à L’Olympia le 28 septembre, mais ces dates affichent complet. En revanche, il reste encore des places pour le Zénith de Paris le 8 octobre.

Chronique : Laura Bruneau – Photos : Christophe Etorre (avec l’aimable autorisation de RTL2)

Posted on by Laura Bruneau in chanson française, en concert, rock

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