Washington Dead Cats : punkobilly revival

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Ce Samedi 10 octobre 2015, les Washington Dead Cats fêtent leur anniversaire à La Maroquinerie en compagnie de leurs potes de 30 ans.

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Le trio montpelliérain Atomic Rotors démarre les festivités et propose un rockabilly des temps modernes efficace et sympa. La contrebasse et le son saturé de Telecaster avec beaucoup de reverb donnent un côté blues-rockabilly du bayou aux morceaux, entrecoupés des commentaires du chanteur… avé l’accent ! La prochaine fois que je vois Tarantino, faudra que je lui demande s’il s’est inspiré de cette musique pour ses films… Dans la fosse, les pin-ups le disputent aux crêtes et rouflaquettes.

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Arrivent ensuite King Salamiand and the Cumberland 3. Le chanteur est un grand gaillard affublé d’un couvre-chef orientalisant ; il ne lâche pas ses maracas et agrémente les chansons de rythmes latinos. Le batteur porte également un fez turc qui rappelle une célèbre pochette des Dead Kennedys : l’album Frankenchrist. C’est un sacré mélange et ça fait des étincelles : le quator cosmopolite (ils sont basés à Londres, ils tournent dans toute l’Europe, le guitariste est d’origine espagnole, le bassiste est japonais tandis que le batteur vient du Loir et Cher !) envoie des morceaux rapides qui donnent envie de sauter et ils ne se prennent pas trop la tête.

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Le chanteur Mat Firehair semble un peu tendu lorsqu’il arrive sur scène. Il porte toujours une espèce de frange-crête (regardez les photos de l’époque, quand cette particularité capillaire se dressait en blond décoloré) du meilleur effet. Il est accompagné d’une section de cuivres qui ajoute une touche soul et swing au punkobilly des WDC. La première partie du concert est consacrée aux anciens morceaux : Give Me Back My Broken Heart, Pizza Attack, Treat Me Bad, Only Vinyl Is Cool, Primitive Girls Are More Fun ou Blue Surfin’ Girl s’enchainent et mélangent tous les styles de musique… pourvu que ça donne envie de remuer (on comprend néanmoins qu’il est difficile de cantonner les Washington Dead Cats à un genre, et ça ne facilite pas le rangement dans les bacs) et pour le plus grand plaisir des fans !

Des invités rejoignent la scène et c’est reparti de plus belle : l’ancien guitariste Lord Fester et l’ancien bassiste « El Guanaco » reprennent les morceaux comme s’ils faisaient toujours partie des meubles. Le morceau I Got To Get You est dedié à Schultz, chanteur de Parabellum récemment décédé. Puis c’est le tour de Oumamamama, Punkabilly Rumble et Crazy Voodoo Woman et le public commence à se déchainer. Juliette, une amie du groupe aux jambes interminables, pénètre sur scène et affuble les musicos et le public de colliers hawaïens.

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La fête, initialement prévue en 2 parties, continue sur sa lancée… et l’ambiance monte encore d’un cran tandis que les Washington Dead Cats invitent leur premier guitariste sur scène.
Red Neck, Voodoo Island, Alligator et c’est la traditionnelle bataille de salades et de poireaux : le 1er album du groupe ne s’appelle-t-il pas Go, Vegetables, Go ? Nous assistons au lancer de ballons de baudruches pendant Batman avant que Juliette ne revienne faire un strip-tease burlesque.

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En rappel, les Washington Dead Cats jouent le Too Drunk To Fuck des Dead Kennedys avant de reprendre leur morceau Crazy Voodoo Woman avec tous les invités sur scène. Mat rappelle qu’ils la jouent depuis longtemps et qu’à l’époque, le public scandait « La jeunesse emmerde le Front National » pendant les concerts : different places, different times, same concerns…

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Chronique : Stéphane Toutlouya – Photos : Stéphane Burlot

Photo concert Washington Dead Cats :

Photo  King Salami and and the Cumberland 3 :

Posted on by Stéphane Toutlouyan in alternatif, en concert, punk, rock

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