Indochine electrise le Trianon

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Mercredi 9 décembre le groupe Indochine se produisait au Trianon dans le cadre d’un concert privé organisé par RTL2 pour célébrer la sortie du DVD live de la dernière tournée du groupe, Black City Tour. Un concert de deux heures, le seul donné en France cette année par le groupe et surtout leur première scène depuis les attentats.

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Indochine est un groupe de scène, on le sait depuis longtemps, généreux avec le public. Pour ce concert spécial, le groupe a été fidèle à lui-même et à la hauteur de nos espérances.

Dans une salle de la dimension du Trianon, le décor était moindre que lors de la tournée Black City Tour qui bénéficiait d’une grosse infrastructure, surtout lors des deux représentations au Stade de France. Mais, « Indochine » était toutefois inscrit en toutes lettres en hauteur au fond de la scène, surplombant des images d’une ville, Black City. Les cinq artistes présents sur scène ont bénéficié de nombreux jeux de lumière, surtout dans des tons bleus. Des confettis ont littéralement envahis la salle à plusieurs reprises, notamment au début et à la fin de Traffic Girl et sur 3 nuits par semaine. Il y en avait tellement, que tous les spectateurs en ont emporté en partant, dans leurs cheveux, accrochés sur leurs vêtements ou faufilés dans les sacs à mains.

Tantôt grattant frénétiquement sa guitare, tantôt sans instrument, Nicola Sirkis, tout de noir vêtu, a beaucoup donné de sa personne, comme à son habitude. Très énergique (là où des chanteurs plus jeunes ne lui arrivent pas à la cheville), il semblait habité par la musique, notamment sur Black City Parade, titre pendant lequel il avait une gestuelle très sensuelle, jouant avec sa veste et finissant pas l’ôter. Par moment, ses petites chorégraphies étaient très drôles. Le chanteur n’hésite pas à haranguer la foule qui reprend les chansons en chœur avec lui, notamment College Boy. En bon maître de cérémonie, il fait le show, incite le public à applaudir en rythme. On a réellement la sensation qu’il s’éclate sur scène. Il aime le public et le public le lui rend bien.

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A plusieurs reprises, Nicola Sirkis a pris la parole pour évoquer les attentats. Après Marilyn, il a déclaré : « Personne ne nous empêchera de vivre, de rêver encore plus fort. Même pas peur », en écho aux paroles de la chanson qu’il venait d’interpréter. « Restons humains, accrochons-nous à nos vies, à nos rêves » a-t-il ajouté avant The Lover, après avoir admis être très ému par ce concert. C’est en piano voix, avec Oli de Sat ayant posé sa guitare pour rejoindre les claviers, et assis au bord de la scène, au plus près du public, que le chanteur a interprété cette ballade. Tellement ému, qu’il se trompera sur les paroles de Gang Bang, nous gratifiant d’un « zut je me suis trompé ».

Pour l’occasion, le groupe a proposé une setlist assez surprenante. Point d’Aventurier ni de J’ai demandé à la Lune, mais un choix de titres moins connus du grand public, comme Ceremonia en ouverture ou Tallula en finale – avec du public monté sur scène – des chansons jamais sorties en single. Mais aussi quelques singles qui ne figurent pas parmi ceux qui ont trusté les têtes de charts, comme Lady Boy, Adora – et sa belle ligne de guitare électrique persistante qui a fait littéralement remuer la fosse – ou encore Crash Me et son joli solo de guitare. Leur point commun ? Ils sont tous extraits d’Alice et June, album sorti en 2005. Le groupe a souhaité célébrer les 10 ans de la sortie de ce disque sur scène « car dans les concerts comme ça, on peut faire des trucs un peu spéciaux » dixit Nicola Sirkis.

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Il y a, bien entendu, eu tout de même quelques gros tubes d’Indochine. A commencer par Tes Yeux Noirs, que toute la salle connaissait par cœur et que Nicola a interprété devant la fosse, collé aux crash barrières. Le rappel a commencé par 3 Nuits Par Semaine, titre qui a duré très longtemps. Après une longue introduction musicale, Nicola Sirkis a fait chanter « Yeah Yeah » au public. Il s’est montré très tactile avec ses musiciens qu’il n’a pas hésité à caresser, avec une gestuelle encore plus sexy et sensuelle que précédemment. Dans la fosse, c’était la folie, l’ambiance était à son paroxysme. Mais ça c’était avant que Nicola Sirkis monte au deuxième étage du Trianon pour chanter depuis le public. Là, la folie s’est alors emparée des gradins.

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Après ce chaud moment, Indochine a interprété Black City Club, un gros medley reprenant 8 titres du groupe réarrangés avec de l’électro. A commencer par Canary Bay, en version courte, que tout le monde chantait en balançant les bras en l’air et en rythme, de droite à gauche. Le chanteur a introduit Play Boy par un très juste « n’en déplaise à tous les intégristes… ». Puis, on a aussi eu droit à une courte version de 3ème Sexe, qui fait toujours plaisir à écouter.

Le groupe, par la voix de son chanteur, a procédé à de nombreux remerciements, quasiment à chaque titre, et a profité de ce concert pour présenter son nouveau batteur, le Suédois Ludwig Dahlberg. Toutefois, le bémol du concert tenait dans un mauvais réglage du son. En effet, la voix de Nicola Sirkis n’était pas assez audible par rapport au son des instruments. C’est dommage, mais ça n’a pas empêché le public de profiter du spectacle, bien au contraire. Public parmi lequel nous avons pu apercevoir le cuisinier Olivier Streiff, qui a participé à Top Chef en 2015, particulièrement fan du groupe. En effet, il arbore un look assez proche de celui de Nicola Sirkis.

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Chronique : Laura Bruneau – Photos : Béranger Tillard (avec l’aimable autorisation de RTL2)

Posted on by Laura Bruneau in en concert, pop, rock/pop

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