Florence and the Machine a plein regime au Zenith

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La flamboyante Florence Welch de Florence and The Machine a réalisé une prestation haute en couleur mardi 22 décembre 2015 au Zénith de Paris. Avec plusieurs titres de son dernier album How Big, How Blue, How Beautiful et d’anciens standards, l’anglaise très peace & love a offert un grand moment au public parisien ainsi qu’un hommage poignant lors du rappel.

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C’est l’un des derniers grands concerts de l’année 2015 : Florence and the Machine sont venus présenter leur 3e album studio intitulé How Big, How Blue, How Beautiful dans la grande salle du Boulevard Serrurier, nouvelle étape du How Big Tour. Et quel concert ! L’album est solide, l’artiste est démente (dans tous les sens du terme) et le décor splendide et original. Tout pour combler un public parisien qui s’est déplacé en masse pour assister à cette unique représentation dans la capitale française.

Ce sont les anglais de Palma Violets qui ouvrent le bal. Leur rock indé séduit la fosse et les tribunes déjà bien garnies. Le préchauffage prend sans problème, les membres du groupes se déchainent et rendent une belle copie pour cette première partie.

Celle que tout le monde attend sait se faire désirer. Les nombreux musiciens et de choristes qui constituent The Machine, une quinzaine environ, défilent sur scène et s’installent avant que Florence Welch ne fasse son entrée. Le Zénith, plein à ras bord, acclame la grande prêtresse aux cheveux rouges habillée façon 70s. Le décor sur l’arrière de la scène est un grand mur « boule à facettes » qui scintille aux couleurs des spots. What The Water Gave Me en guise d’amuse bouche, Ship To Wreck, premier titre du dernier album, lance réellement les festivités. Le public parisien est déjà debout et en prend plein les yeux : l’artiste court d’un bout à l’autre de la scène, monte sur les enceintes et descend dans la fosse dès l’entame du concert.

S’en suit alors une foule de hits passés et présents de Florence and the Machine, notamment Rabbit Heart (Raise It Up), Delilah, You’ve Got The Love et How Big, How Blue, How Beautiful sur lequel Florence fait chanter le Zénith. La grâce et l’élégance de la chanteuse séduisent les spectateurs. Entre deux morceaux, elle délivre un message de paix, plus tard elle raconte l’anecdote sur la naissance d’une chanson. Sa petite voix douce lorsqu’elle s’exprime ne ressemble en rien à cet instrument puissant dont elle se sert pour interpréter What Kind Of Man, l’un des temps forts du dernier album. Question instruments, la session cuivre est du plus belle effet comme sur How Big, How Blue, How Beautiful, et une magnifique harpe donne une tonalité folk et celtique sur plusieurs morceaux.

Les anciens tubes Shake It Out et Cosmic Love, qui mettent la salle dans tous ses états, précèdent les titres Long And Lost et Queen of Peace, dernières perles de How Big How Blue How Beautiful. On est comme subjugué par la pureté et la puissance de la voix de Florence Welch qui provoque la transe du Zénith. La veste blanche tombe mais la belle rouquine ne relâchent pas ses efforts. Le groupe joue les morceaux Spectrum et Dog Days Are Over avant de rejoindre les coulisses et revenir pour un rappel très spécial.

La scène se change en drapeau bleu-blanc-rouge. Les éclairages rendent merveilleusement bien avec le fond qui reflète les couleurs du drapeau français. Les premières notes de la Marseillaise retentissent et Florence Welch entonne All You Need Is Love, reprise évidemment par un public ému. Le second titre vient chlore le show, et de quelle manière ! Il s’agit d’un morceau des Eagles Of Death Metal, I Love You All The Time, devenu l’hymne à la paix ce dernières semaines. La reprise du groupe est un geste fort de la part de Florence And The Machine, accompagnés à cette occasion par trois membres de The Maccabees, autre groupe anglais qui s’associe à ce vibrant hommage aux victimes du Bataclan.

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Une grande et belle soirée offerte par une machine bien huilée et une artiste incroyablement talentueuse.

Chronique : Romain Hemelka

Posted on by Thorsten in en concert, folk, indie

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