Comme un poisson dans l’eau

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Fish, Divan du Monde, Paris le 12 août 2015

A peine quelques mois après un passage au Divan du Monde, Fish est de retour dans la même salle. Cet écossais, dont le vrai nom est William Derek Dick, quitte le groupe Marillion à la fin des années 80, non sans avoir révolutionné le style de néo-prog au passage en leur compagnie. La carrière du groupe est marquée par l’album concept Misplaced Childhood (à vous procurer si vous le l’avez pas !). Toujours aussi fier de cet album, Fish a décidé de lui consacrer une dernière tournée trente ans après sa sortie. Faisant parti des parisiens courageux étant restés dans la capitale en ce mois d’août, nous avons été récompensés par la visite de Fish le temps de deux soirées. Nous avons assisté à la 2ème représentation.

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Il me reste de vagues souvenirs d’un concert de Fish au New Morning en 2004 accompagné de son excellent guitariste Frank Usher. En grand fan de l’ère Fish de Marillion, j’ai été plutôt enthousiaste de revoir ce grand monsieur. D’autant plus que Fish a attiré notre attention l’année dernière avec son excellentissime nouvel album A Feast Of Consequences. Ayant loupé son passage dans la même salle en janvier dernier, je suis content d’assister à cette ultime tournée. Les fans présents à cette précédente date ont donc eu droit à une setlist totalement différente. En ce deuxième soir au Divan du Monde, la salle est bien remplie. A quelques heures du départ du groupe pour rentrer en Angleterre, Fish a délivré un très bon show.

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Avant d’attaquer l’intégralité à Misplaced Childhood, album qui donne son nom à la tournée,  « Farewell to Childhood », Fish déclare que ce serait sa dernière tournée consacrée à cette œuvre. Il nous présente cinq morceaux tirés d’albums différents et offrant ainsi un rapide tour d’horizon de sa carrière. Pas moins de deux morceaux sont tirés de son premier album Vigil in A Wilderness of Mirrors, sorti en 1990. Fish débarque sur scène doté d’un simple t-shirt noir. Dès le premier morceau, Pipeline, la voix de Fish est très audible. Régulièrement critiqué pour la baisse de qualité de celle-ci, je trouve qu’il s’en sort plutôt bien. Les débuts de concerts de Fish sont toujours très atmosphériques.

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Communiquant beaucoup avec son public, Fish nous balance de nombreuses vannes (la difficile montée des marches de Montmartre) et raconte la genèse de certains des titres, dont celle de The Perception of Johnny Punter, écrite à l’occasion d’un séjour en Bosnie. Vient le moment tant attendu de la représentation de l’intégrale de Misplaced Childhood. Au vu des applaudissements, l’album a visiblement marqué la jeunesse d’une large partie du public. Le titre Lavender, repris par tout le public, est un moment particulièrement émouvant. A cette occasion, une fan du nom de Alice monte sur scène avec des affiches reproduisant les paroles de ce morceau. Les 10 titres de l’album se suivent à un rythme effréné. Evidemment, le tube Kayleigh fait toujours autant son effet. Difficile de croire que le groupe Marillion ne croyait pas en son potentiel avant la sortie de l’album.

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Comme à son accoutumé, Fish nous offre un autre morceau Marillion à l’occasion des rappels, Marquet Square Heroes. Il s’agit du premier single de Marillion paru en 1982. Le morceau The Company marque la fin d’un très bon concert, notre seul en ce mois d’août. Comme beaucoup d’autres fans j’ai ressorti mon vieux vinyle de Misplaced Childhood. Et je ne m’en lasse toujours pas !

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Chronique : Thorsten Wollek / Photos : Michela Cuccagna

Posted on by Thorsten in pop, rock, rock/pop

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