L’ame de Martha Reeves a resonne au New Morning

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Martha Reeves @ New Morning, Paris le 7 mai 2014

Pour fêter les cinquante ans de Dancing in the Street, Martha Reeves & the Vandellas ont débuté leur tournée mondiale au New Morning à Paris ce 7 mai 2014. Le New Morning est une machine à remonter le temps qu’un public de tout âge a pris sans se soucier des conséquences : comme Martha Reeves nous l’a annoncé dès la deuxième chanson du concert elle nous a fait l’amour avec sa musique et nous avons pris notre pied.

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En première partie, nous avons eu la chance d’avoir sur scène Larry Crockett et ses musiciens. Ils ont accompagné ensuite Martha Reeves. Larry Crockett, est né avec une batterie, ça se sent, ça se ressent. Il nous a joué plusieurs morceaux funky dont Daddy O extrait de son album My Wish. Black Boy, Little Boy ont enchanté le public. Il nous a fait crier Mama (ouhouhouhou rajoutent certains) sur une autre chanson et on s’est vraiment amusés.

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Ensuite on prend les mêmes, pianiste, batteur, guitariste et bassiste et on ajoute des musiciens avec des instruments à vent et la scène est prête à accueillir l’éclatante Martha Reeves. A 72 ans, la reine de la Soul Music est l’élégance même dans sa robe à paillettes et son mouchoir en dentelle noire, le sourire aux lèvres. Elle commence son show avec I’m Ready For Love et met le feu à la salle avec Nowhere to Run.

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Le public apprécie, danse, s’amuse. Une jeune femme à côté de moi est tellement heureuse qu’à chaque chanson elle s’extasie de bonheur qu’elle fasse partie du set. Le plaisir est sur scène et dans la salle. Martha Reeves nous raconte ses histoires et n’oublie pas les musiciens. Elle les apostrophe, vit avec eux la musique, les présente ou les laisse se présenter, la plupart sont des quatre coins de la France.

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Dans une ambiance tamisée après avoir demandé que la lumière devienne sexy, la reine de Motown entonne Love Makes me Foolish Things. Puis Martha Reeves nous demande d’appeler son petit ami Jimmy Mack. Et on chante avec elle. On peut voir Larry Crockett jouer au chef d’orchestre aussi. Martha Reeves est drôle, en forme et elle est sensuelle sur My Baby Loves Me.

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Le fameux Heat Waves s’empare de l’âme du public qui ne peut pas s’empêcher de danser et chanter. C’est pour Larry Crockett le moment de s’amuser un peu plus avec la salle avec un solo de batterie qu’appelle Martha Reeves qui joue aussi avec le public. C’est fou, intense, drôle. Puis quelqu’un dans le public interpelle la chanteuse pour lui demander si elle a le blues, et elle entame alors Watch your back sans oublier de vanner le spectateur en passant.

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Avant de chanter le morceau d’après, la reine de la Soul nous parle de ce dernier en disant qu’il a été repris par David Bowie, Mick Jagger, Van Halen, The Mamas & the Papas et qu’elle regrette de ne pas avoir été invitée aux vidéos que ces artistes ont faites. Cette chanson a cinquante ans et toutes les reprises qui ont été faites sont très fades par rapport à l’originale. Martha Reeves et ses musiciens nous ont secoué l’âme. Le show s’est terminé sur un medley comprenant Dancing in The Street, Quicksand entre autres. C’était une soirée hors du commun au rythme de la bonne musique et de l’amusement.

Chronique : Béatrice Le Leu / Photos : Jean-Philippe Schaller

Posted on by Thorsten in en concert

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