Little Armageddon, Skip The Use

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Little Armageddon, le nouvel album de Skip The Use, est la bombe qui suit Can Be Late, désigné album rock français de l’année 2012… ça promet… Signé chez Polydor, ce nouvel album du groupe lillois se veut plus personnel, décomplexé et éclectique. Mat Bastard et ses potes comptent bien remuer les salles de France et de Navarre avec ces 12 nouveaux titres explosifs !

Mat Bastard, le leadsinger du groupe nous avait prévenus il y a quelques semaines lors d’une interview « Little Armageddon est beaucoup plus puissant et plus rock que Can Be Late. Cet album, c’est vraiment nous ». Tout était dit. Partis enregistrés dans des studios à Londres et entouré de deux poids lourds de la musique, le producteur Dimitri Tikovoï (Placebo,The Horrors, John Cale, Goldfrapp, Sissor Sisters…) et Adrian Bushby (Muse, Foo Fighters, Jamiroquai) mixeur aux multiples Grammy Awards, Skip The Use ont eu plus de temps pour faire ce qu’ils souhaitaient vraiment et prendre leur temps. Les morceaux écrits et composés par le chanteur emblématique du groupe ainsi que le guitariste, Yann Stefani, étaient déjà prêts.

Le disque posé sur la platine, un riff de guitare à la Jimi Hendrix raisonne en boucle. Little Armageddon s’ouvre sur Second To None : un maximum de guitare, un Mat Bastard qui s’échauffe les cordes vocales et un rythme endiablé. Rien à dire, l’album s’inscrit dans des tons très rock dès l’entame. Ça part très fort et ça enchaîne avec 30 Years, un morceau révolté au refrain entêtant (« Hey man, there is a riot going on ! » et Nameless World, premier single de ce nouvel album, combinant rythmes ska et rock, sur lequel plus d’un accro du STU va s’éclater.

On pourrait énumérer les morceaux et disserter sur chacun d’eux tant ils sont différents et riches en sonorités multiples. The Story Of Gods And Men et The Taste présentent des allures pop aux tempos lents qui invitent à la danse. The Wrong Man et Little Armageddon apparaissent comme deux perles rock de cet album, mêlant riffs de guitare violents et prouesses vocales de Mat, tandis que Birds Are Born To Fly, le deuxième single, ressemble au diamant brut taillé spécialement pour le live où les guitares saturent passionnément, et sur lequel on entend déjà les foules taper des mains.

La plus belle surprise de Little Armageddon est une chanson écrite en français au titre évocateur, Être Heureux. La première et la seule jusqu’à ce jour. Un message d’espoir qui ne pouvait être diffusé que dans la langue de Molière. Avec un côté Noir Désir, guitare acoustique et paroles engagées, la voix de Mat semble éloignée de sa performance en anglais et revêt d’avantage de sensibilité. We Are Bastards, morceau très punk qui sent bon le pogo, fait un gros clin d’œil au précédent album Can Be Late et met un point final au nouveau, Little Armageddon.

Pari risqué pour parvenir à présenter quelque chose de plus fort et de différent que Can Be Late qui s’est vendu à 90 000 exemplaires. Pourtant Skip The Use a su relever le défi haut la main, offrant une palette de morceaux de couleurs différentes qui dégagent beaucoup d’énergie et d’émotions diverses. Nul doute que la prochaine croisade des lillois en concert sera pour annoncer l’Armageddon.

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Chronique : Romain Hemelka

Posted on by Thorsten in Album de la semaine, rock

2 Reponses pour Little Armageddon, Skip The Use

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