Deus au Bataclan, le rock belge au sommet de l’Europe

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La Bataclan – 16/12/2014 : le rock belge au sommet de l’Europe !

En cette froide soirée d’hiver, les anversois de Deus ont pris d’assaut le Bataclan pour célébrer leurs 20 ans d’existence et la sortie du double CD compilation qui retrace leur carrière et s’intitule « Selected Songs : 1994-2014 ».

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Le public, au moins trentenaire et au-delà, donne l’impression d’être plutôt sage … et sérieux.

Je ne peux m’empêcher de me poser la question : combien la salle compte-t-elle de ressortissants belges venus défendre et soutenir ce groupe qui affiche une telle réussite au niveau international ?
En guise de première partie, nous avons droit à un DJ set qui nous gratifie de morceaux emblématiques d’un rock indé qui sait rester digne : Chemical Brothers, Smashing Pumpkins, Dance To The Radio de Joy Division, Noir Désir, Placebo, At The Drive-In et Sonic Youth pour ne citer qu’eux.

La scène est plongée dans une lumière mauve et baigne dans un nuage de fumée en suspension quand les Deus arrivent sur scène.

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Les deux membres historiques du groupe sont là, sur la gauche de la scène : le fondateur Tom Barman, chanteur/guitariste, et Klaas Janzoons qui joue du violon et du clavier.

La formation est complétée d’un guitariste, d’un bassiste et d’un batteur, tous présents depuis au moins 10 ans.

Ça démarre avec le morceau Via, suivi de Architect puis s’en vient Constant Now qui prend toute sa dimension groovy sur scène.

La première accélération se produit lorsque Deus entame le tube Instant Street, que nous avons tous fredonné en 1999 et sur lequel le guitariste chante en mode laidback, en faisant trainer la prononciation du refrain. Ça commence a s’exciter dans la fosse…

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Deus enchainent quelques morceaux calmes (Wake me up before I sleep, The Magic Hour, ce dernier morceau issu de l’album The Ideal Crash à la pochette marquante où une femme en manteau rouge glisse sur un passage piéton…) mais les tabourets n’empêchent pas pour autant la distorsion.

Le morceau Quatre Mains achève de mettre tout le monde d’accord.

Les morceaux suivants Sun Ra et Hotellounge tiennent vraiment la route : c’est bon et parfaitement exécuté.

Un larsen de grosse guitare saturée, une note qui tient pendant 30 secondes et une ligne de basse terrible annoncent le morceau Bad Timing qui clôt en beauté 1h30 de concert de haut vol.

Le groupe quitte la scène et revient très vite pour jouer 3 morceaux en rappel, dont une version de Theme From Turnpike qui donne envie de prendre le train et de traverser le continent à la recherche de nouvelles aventures.

Une belle démonstration de rock adulte à la sauce européenne !

Chronique : Stéphane Toutlouyan / Photos : Loll Willems (http://www.lollwillems.fr)

Photos concert Deus

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