Hellfest : un festival d’enfer… et poussiereux !

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Helfest 2014 : Part One
Qui aurait pu prédire qu’un jour 150 000 métaleux, venus de part et d’autre du monde entier , se réuniraient à Clisson pendant 3 jours pour applaudir des groupes légendaires comme Iron Maiden, Aerosmith et Black Sabbath ! Le Hellfest est arrivé à se hisser au sommet des plus gros festivals de metal dans le monde, et vient concurrencer le festival allemand Wacken. Une très belle édition tant au niveau de l’affiche que de la météo, qui nous a particulièrement gâtée cette année.

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Avec six scènes, dont deux scènes principales et quatre scènes destinées à des styles plus pointues, Temple (black metal), Altar (death metal), Valley (doom metal) et  Warzone (punk hardcore), nous avons l’embarras du choix. Les concerts s’enchainent à un rythme effréné, débutant à 10h30 (pour les plus résistants !) pour finir à 2h du matin. Autant dire qu’il est difficile d’enchainer les concerts les uns derrière les autres.
Le Hellfest, troisième festival en France après Les Vieilles Charrues et Solidays, soufflera ses dix bougies l’année prochaine. Seuls deux groupes pourraient encore surpasser les têtes d’affiche 2014 : Metallica et AC/DC. Nous attendons donc avec impatience l’annonce des têtes d’affiche 2015 ! Mais avant cela, retour sur les temps forts de 3 jours en enfer.
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JOUR 1
A notre arrivée, nous découvrons les décors du Hellcity Square, inspiré du quartier de Camden Town à Londres. A l’intérieur du site, nous découvrons les décors habituels, entre autres l’arbre Hellfest et un magnifique aigle géant qui trône au-dessus de la programmation. Nous passons notre première journée principalement devant les scènes principales afin de nous mettre dans l’ambiance et profiter du temps magnifique.
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Trivium sont avancés en fin d’après-midi pour des raisons inconnues. Les américains arrivent à pleinement convaincre le public, et en profitent pour favoriser des titres issus de leurs deux derniers albums. A l’inverse, Rob Zombie, plus méconnu en France, a du mal à convaincre. Les décors s’inspirent de King Kong et Frankenstein (il est réalisateur de films d’horreur dans ses heures perdues). Il offre deux reprises, Enter Sandman (Metallica) et School’s Out de son idole Alice Cooper, même si la reprise de Feed My Frankenstein était plus adaptée. Un concert visuellement plus intéressant que sonore, alors que Rob Zombie était en tête d’affiche trois ans plus tôt.
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Nous avons été agréablement surpris par la performance de Sepultura, que nous ne suivions plus depuis le départ de Max Cavalera, également à l’affiche du festival avec Soulfy. Nous anticipons et avançons au maximum afin de profiter au maximum du show tant attendu d’Iron Maiden, tête d’affiche de ce premier jour.  Déçus par leur concert à Bercy en 2011, nous avions hâte de les revoir dans le cadre de leur tournée Maiden England, du nom de leur tournée en 1988 pour l’album Seventh Son of a Seventh Son. Il fait encore jour quand le groupe arrive sur scène sur la musique de Doctor Doctor (UFO). Dès Moonchild le groupe est au top. Sur fond de décors de glaciers, Iron Maiden enchaine classique après classique. Dommage que Bruce Dickinson reste difficilement audible tout le long du concert.
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Le public répond avec puissance à son fameux appel « Scream For Me Clisson ».  A la même heure que le match de football France-Suisse, Bruce Dickinson prend le malin plaisir d’annoncer les résultats au fur et à mesure. Pendant deux heures de concert, Iron Maiden a pleinement convaincu le public, qui attendait leur passage depuis 2006. Bruce Dickinson, qui a cité le festival Mainsquare par erreur est donc pleinement excusé ! Belle fin de soirée en compagnie de Slayer et de Sabaton.
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JOUR 2
En ce deuxième jour en enfer le soleil est toujours présent, ce qui a pour conséquence un sol très sec. De nombreux spectateurs se protègent d’ailleurs le visage. Nous ne nous décourageons pas et nous dirigeons vers de The Temple pour applaudir le groupe de britannique, Skyclad, pionnier dans le genre du folk metal depuis sa création en 1990. Skyclad attire des foules et mériterait de faire ses preuves sur une des scènes principales à notre humble avis. Leur style est semblable au groupe Levellers. Les albums étant plus métal que folk, Skyclad offre une setlist rêvée composée de titres principalement issus de leur premier album. Outre la chaleur qui règne dans cette tente, nous avons été dérangés par les balances faites sur la scène Altar, positionnée juste en face….
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La journée de samedi est en général plus accessible musicalement sur les scènes principales, nous profitons dans la foulée de Extreme, Status Quo, Deep Purple et Aerosmith. Sans répit, nous reprenons donc le chemin vers la scène principale pour Extreme, que nous pensions plus en activité. Sous un soleil de plomb, nous apprécions particulièrement leur style de funk-rock. Le groupe est en fait en pleine tournée pour célébrer son album Pornograffitti, sorti en 1990. Le groupe a trois membres d’origine  encore à son actif.. Pas moins de 5 titres en sont tirés. Gary Cheronne (chant) a toujours autant la pêche et virevolte littéralement sur la scène, même si il n’est plus aussi à l’aise vocalement. La balade More Than Words, leur tube planétaire, est reprise par tout le public. Un vrai moment d’émotion. Dommage que nous ayons loupé leur passage au Bataclan à Paris (affichant complet !) pour écouter l’intégralité de l’album.
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En sirotant une petite bière bien méritée avant d’écouter le boogie-rock contagieux de Status Quo. Le groupe se produit dans sa formation plus récente, comprenant toujours le duo formé par Parfitt et Rossi. Le goupe joue tube après tube, en démarrant par Caroline, passant par In The Army, Whatever You Want et  l’indétrônable Rockin’ All Over The World. Alors que nous sommes sur un festival de metal, Status Quo a gagné l’approbation du public. Un pari pas gagné d’avance !
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Nous nous rapprochons au maximum de la scène principale pour ne rien louper d’Aerosmith. Mais avant cela, place pour les légendaires Deep Purple sur la scène voisine. Lors de leur conférence de presse à laquelle nous avons assisté, le groupe a annoncé vouloir travailler sur un nouvel album. Avec deux extraits de leur nouvel album, Deep Purple n’en a pas pour autant oublié ses classiques, Strange Kind Of Woman, Space Trauckin’ et surtout Smoke On The Water dans une puissante version légèrement ralentie. Ian Gillan (chant) se montre particulièrement en forme, même si il se passe volontiers de Child In Time ces dernières années. Le groupe, composé de pas moins de trois membres d’origine, joue merveilleusement bien ensemble. Don Airey (claviers) et Steve Morse (guitare) s’intègrent parfaitement. Avec un set d’une heure, nous aurions volontiers voulu en entendre plus.
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Tout le site, rempli à ras bord, attend impatiemment l’arrivé de Aerosmith. Nous ayant habitués à des concerts best-of, Aerosmith en profite quand même pour glisser deux morceaux tirés de leur dernier album en date. Comme à son habitude, la scène se prolonge dans le public et nous permet de voir Steven Tyler et Joe Perry de plus près une grande partie de la soirée. Le départ est donné avec Back In The Saddle, suivent des pépites telles que Eat The Rich, agrémenté par le rot également audible sur sa version studio, Love In An Elevator, Cryin’ et Livin’ On The Edge.
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Les leaders du groupe Steven Tyler et Joe Perry, également appelés le Toxic Twins (je vous laisse deviner pourquoi !), semblent s’être réconciliés au vues des nombreuses accolades. Pour Dream On, Steven Tyler joue sur un piano blanc.  Le jeu du groupe est très solide, plutôt logique , sachant que nous faisons face aux cinq membres fondateurs du groupe ! Sur la fin, le concert s’intensifie avec les titres Dude Looks Like A Lady, Walk This Way et Mama Kin. Tel un show à l’américaine, nous avons droit à une explosion de paillettes à la fin. Dream On et Sweet Emotion clôturent l’une des plus belles affiches de l’histoire du Hellfest. Après cette soirée plus que réussie, nous rebroussons chemin pour trouver un repos bien mérité.
Chronique : Thorsten Wollek / Photos : Julien Chazo (photo-concert.fr)
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