Travis, Romantisme ecossais au Trianon

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Concert TRAVIS @ Le Trianon, Paris – 30 Octobre 2013

Le groupe pop rock Travis revenait à Paris après une longue période d’absence. Pour la sortie de leur septième album studio Where You Stand, les écossais ont choisi la salle du Trianon pour donner un concert unique, mélange de folie douce et de poésie.

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En 2001, quand la France découvre deux excellents titres de Travis, Sing et Side, tirés de leur magnifique album Invisible Band, le groupe de Glasgow en est déjà à son troisième album studio. Les paroles et la musique de Fran Healy, chanteur, guitariste et leader du groupe, sont particulièrement soignées et charment quiconque a le bonheur d’entendre l’une de ses compositions. Ce dernier, accompagné des autres membres du groupe, allait enchanter le Trianon qui les attendait de pied ferme.

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Si la salle n’affiche pas complet, elle est tout de même remplie à ras bord. La bonne dizaine de photographes s’agitent dans le pit à l’entrée des artistes écossais, mais c’est la foule qui leur réserve un bel accueil. Fran Healy est vêtu d’une chemise fine ouverte, d’un petit pantalon léger et est coiffé d’un chapeau. A sa droite, Dougie Payne à la basse se tient droit comme un I tandis qu’à sa gauche, Andy Dunlop paraît très décontracté. Au fond, Neil Primrose s’impatiente. Le concert s’ouvre sur Mother, premier titre du nouvel album Where You Stand.

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S’enchaînent alors les titres dansant Selfish Jean, qui connaît quelques claps, et Pipe Dreams, avant que Healy ne prenne la parole pour présenter Moving, un nouvel extrait du dernier album. Le premier instant câlins arrive lorsque le groupe joue Love Will Come Through, l’un des superbes balades tiré de l’album 12 Memories. Les fans absolus de Travis postés aux premiers rangs et aux premières loges en redemandent encore et encore, et ne cessent de chanter à tue-tête sur les morceaux Driftwood, Warning Sign (très applaudi) et Re-Offender.

« Bonsoir tout le monde ». Fran Healy empoigne le micro et interprète Where You Stand, titre qui a donné son nom à l’album et que le public parisien applaudi, mais certainement pas autant que des chansons comme My Eyes, Reminder, chanson que Healy a écrit pour son fils nous confie-t-il, et Writing to Reach You, séquence émotion avec la gestuelle du chanteur, les sifflets en chœur des membres du groupe et la fosse qui tape des mains.

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Le concert monte crescendo, les musiciens de Glasgow montent en température, surtout Dunlop et sa guitare électrique que l’on sent bien excités. Les tubes très attendus du groupe défilent : Side et un petit solo de Dunlop, à genoux face au public ; Closer où les fans chantent de plus belle dans son micro tendu du guitariste ; l’intro au banjo de Dunlop sur Sing provoque des cris dans le Trianon et marque l’un des temps forts de la soirée. Le public termine a capella Sing Sing Sing… de l’ordre du merveilleux.

C’est déjà l’heure du rappel après Slide Show et Blue Flashing Light. Andy Dunlop continue son show en lançant sa serviette transpirante dans la fosse, et sur All I Want To Do Is Rock, il perd la raison, délire avec le roadie du groupe en coulisse, se met à ses pieds, puis se coiffe d’une lampe frontale pour traverser la foule en levant sa guitare à la manière d’un guerrier. C’est un peu la confusion. L’ambiance retombe, mais pas l’émotion : une version sèche de Flowers In The Window transforme la salle en chorale qui frissonne de plaisir. Les membres de Travis se tiennent les uns contre les autres autour de Healy et sa guitare. Seul Neil Pimrose marque le rythme de son tambourin. C’est simple, c’est intime, c’est beau.

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Le concert se termine en apothéose avec Why Does It Always Rain On Me avec la salle qui saute (étonnant !) et qui tape des mains sans vouloir jamais arrêter. Une grosse ambiance pour terminer la soirée qui n’a connu que des hauts. Healy remercie, le groupe salue puis s’en va… déjà… Romantisme acoustique ou électrique, on est passé par tous les états ce soir-là. Travis a fait découvrir de fort belle manière Where You Stand aux spectateurs qui n’avaient pas eu l’occasion de découvrir leur dernier album, et a signé un retour fracassant sur la scène pop rock ainsi qu’à Paris.

Chronique : Romain Hemelka – Photos : Florian Denis (www.floriandenis.com)

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