Katie Melua revient en enfance

katie melua a paris

Interview Katie Melua

Voilà dix ans que Katie Melua a démarré sa carrière. Très populaire depuis son tube Nine Million Bicycles, cette jolie géorgienne qui a grandi en Irlande et en Grande-Bretagne revient avec un sixième album appelé Ketevan. Dans la lignée de son dernier album, Ketevan reste fidèle au mélange de jazz, de la pop et du blues. Quelques jours avant la parution de l’album, nous retrouvons Katie Melua dans les studios de l’émission C à Vous, une heure avant d’interpréter son nouveau single I Will Be There en live. Cerise sur le gâteau, Katie Melua a posé quelques minutes pour notre photographe.

Rock’N Concert : Tu fêtes 10 ans de carrière.  Que retiens-tu de toutes ces années ?

Katie Melua : Ces années ont défilé à vive allure et beaucoup de choses se sont passées. Parmi les moments forts, je retiens les tournées. J’ai notamment joué pour Nelson Mandela et devant la Reine d’Angleterre, je me suis produite à Beijing. On m’a offert un grand nombre de vélos (en référence à son tube Nine Million Bicycles). Mais les tournées font incontestablement parti des moments forts. C’est magique d’être toujours aussi sollicité par le public et de partager cette expérience avec mon groupe. J’ai adoré toutes les aventures que j’ai vécues en voyageant et faire de la musique pendant ces années.

R’N C : Comment te sens-tu quelques jours avant la sortie de ton nouvel album Ketevan, car tu ne peux plus y apporter de modifications ?

Katie Melua : Je ne me préoccupe pas de cet aspect. Quand on m’impose une date de sortie précise, je la respecte. Je n’y reviens plus. Je tente de ne pas réécouter mes compositions. J’évite ainsi de trop me casser la tête.

R’N C : Après une pause sur Secret Symphony, tu as décidé de te remettre à l’écriture de tes propres chansons pour Ketevan. Pourquoi ?

Katie Melua : L’album Ketevan a pour origine une des chansons enregistrées pour les sessions de Secret Symphony. Luke, le fils de Mike Batt, était responsable du mixage. Il a fait un travail remarquable sur le morceau Sailing Ships Of Heaven. Il était évident que ce titre ne figurerait pas sur Secret Symphony mais l’album à venir. Il m’a encouragé à écrire mes propres chansons. C’est la raison pour laquelle j’ai décidé d’appeler l’album Ketevan. Il s’agit de nom prénom en géorgien.

R’N C : S’agit-il d’une rétrospective de tes premières années en Géorgie ?

Katie Melua : Il ne s’agit pas seulement de mon enfance, car j’y retourne encore tous les étés pour voir des membres de ma famille. Je parle géorgien à la maison. Il était important de ne pas avoir peur de s’exprimer au travers de mes chansons. Mes collaborateurs ont apporté de magnifiques chansons. Sur les onze chansons de l’album, j’en ai écrites cinq. Il s’agit donc d’un retour progressif vers l’écriture.

R’N C : Après l’écoute de Ketevan, il me semble refléter l’intégralité de tes albums, en mélangeant autant folk, rock, blues et jazz. Etait-ce volontaire ?

Katie Melua : Non. Au départ nous avions une nous peinture qui devait nous inspirer pour le son de cet album.

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R’N C : S’agit-il de la peinture figurant sur la pochette de Ketevan ?

Katie Melua : Non, c’en est une autre. C’était un point de départ intéressant en raison du type de chansons que j’avais écrites. On s’est retrouvé avec des titres rock, blues, folk et jazz. Cela ne nous a pas effrayé de nous essayer à tous ces styles. Je pense que ce sera un challenge pour l’auditeur d’accepter la multitude de genres. J’en suis très fière. Je pense que pour la première fois, le côté rock est parvenu à mieux s’imposer que sur mes précédents albums.

R’N C : L’album s’ouvre sur I Never Felt Less Like Dancing qui serait pour moi l’une des plus belles chansons que tu aies pu chanter. Que peux-tu dire sur ce titre ?

Katie Melua : La chanson a été inspirée par un tweet que Mike Batt a lu sur son compte Twitter et dans lequel figurait le titre de cette chanson. Il est toujours à l’affut de titres et il a pensé que ça cela en ferait un bon. Quand il m’a interprété la chanson, je l’ai tout de suite adoré. La chanson décrit ce que l’on peut ressentir lorsqu’on est censé être ravi de se retrouver quelque part, alors qu’en réalité ce n’est pas du tout ce que l’on ressent. Tout le monde a ressenti cela un jour.

R’N C : Pour quelle raison la collaboration avec Mike Batt dure-t-elle depuis toutes ces années ?

Katie Melua : J’adore ses chansons. Il démarre toujours l’écriture des chansons par les paroles. Je suis moi-même une amoureuse des mots. Je suis fasciné par les langues, principalement la langue anglaise. J’ai apprise l’anglais seulement à l’âge de 9 ans. Mike Batt manie les paroles de manière très intelligente. Il écrit tous types de paroles, dont certaines sont très drôles comme sur Idiot School et Mad, Mad Men.

R’N C : N’est-il pas difficile d’innover à chaque album ?

Katie Melua : Bien sûr que c’est difficile. Mais la plupart du temps je n’essaye pas d’innover de manière consciente. Je ne peux m’empêcher d’aller en studio enregistrer de nouvelles chansons. Cela ne va pas chercher plus loin. Un album va prendre forme au fur et à mesure et aller dans une certaine direction musicale. Mais ce qui m’intéresse en priorité, c’est de chanter de bonnes chansons. Il ne s’agit pas spécialement d’innover ou d’être original.

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R’N C : Pour la première fois tu n’as pas de reprises sur ton album. Pour quelle raison ?

Katie Melua : Je pense que c’est dû au fait que je compose de nouveau. C’est également grâce aux très bonnes chansons apportées par Mike Batt, son fils Luke et par Toby Jepson. Dans le passé nous nous servions d’une reprise pour venir en aide à finaliser un album. Cette fois-ci nous n’en avions pas besoin en raison du nombre et de la qualité élevée des compositions.

R’N C : L’album The House est quelque peu différent musicalement de tes autres albums, car de style pop électronique. Y a-t-il une chance que tu refasses ce même type d’album ?

Katie Melua : J’aimerais d’abord faire un album en langue géorgienne en m’inspirant de la musique folk. J’ai également l’envie de faire un album entièrement acoustique. Il n’y a rien de concret pour l’instant. Mais j’aimerais bien refaire un album de style pop électronique.

R’N C : Tu as chanté ton nouveau single I Will Be There à l’occasion du gala donné pour célébrer le couronnement de la Reine Elisabeth. Comment as-tu vécu cela ?

Katie Melua : Etrangement je n’étais pas spécialement nerveuse. Inversement, il m’arrive d’être nerveuse à des concerts tout à faits traditionnels. J’avais juste un petit coup de stress en raison de ma robe le matin même, car je devais en porter une autre. La chanson est importante, car elle a été composée pour cette occasion par Mike Batt. Il s’agit d’un hommage à la figure maternelle protectrice. Quelques semaines plus tôt, la mère de Mike Batt est décédée. Cela a rendu l’événement encore plus intense. C’est peut-être la raison pour laquelle je ne me suis pas sentie nerveuse, car des choses de plus haute importance se passaient dans ma tête à ce moment-là.

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R’N C : Que retiens-tu de tes passages en France ?

Katie Melua : C’est toujours un plaisir. Je me souviens de mon dernier concert ici. Le public était l’un de mes meilleurs. Comme je suis toujours très occupée quand je suis en France, je n’ai malheureusement pas la possibilité de visiter le pays. Je retiendrai surtout l’accueil chaleureux du public que je ressens en étant sur scène.

R’N C : Pour finir, quel est ton message au public français ?

Katie Melua : Merci beaucoup (en français). A chaque passage en France, je peux ressentir votre accueil. C’est fabuleux.

R’N C : Merci pour cette interview.

Propos recueillis par Thorsten Wollek / Photoshooting : Carsten Wilde

 

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Posted on by Thorsten in Interview

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