Le clan Biffy Clyro envahit le Bataclan

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Biffy Clyro @ Trianon Paris 6 mars 2013

Si quelqu’un voulait goûter la bonne sueur venue d’Ecosse, le rendez-vous était pris mercredi soir au Bataclan. Dans une salle archi-comble, la grosse fan base de Biffy Clyro, groupe actif depuis 1995, attendait avec impatience les gros sons rock de l’association de Simon Neil et des jumeaux Johnston.

Ce sont des compatriotes qui assurent la première partie. Avec un rock alternatif/indie très sympa, le groupe des Xcerts fait du beau travail en préparant le terrain pour Biffy. Le trio d’Aberdeen prend plaisir à jouer et à échanger avec le public. Un groupe qui donne envie d’en écouter plus.

Torse nu, tous tatouages dehors et Converse rouge aux pieds, les trois membres de Biffy Clyro, accompagnés du guitariste Mike Vennart et du claviériste et guitariste Richard Ingram, tous deux anciens membres du groupe Oceansize, posent le pied sur la scène du Bataclan. Pas le temps pour la parlotte, les musiciens s’équipent de leurs instruments et démarrent sur les chapeaux de roue avec Different People, titre issu de leur dernier album Opposites. Le premier slam ne sait fait évidemment pas attendre.

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On sent que le rythme sera soutenu. A la suite de The Golden Rule et Sounds Like Ballons, autre extrait de ce dernier album où le petit gimmick et le matraquage de la batterie excitent les premiers rangs, Simon Neil lâche quelques Drip Drip Drip pour annoncer Black Chandelier. La version live du 1er single d’Opposites comporte plus d’énergie encore que la version album, de quoi ravir les spectateurs en quête de pogos et de hurlements.

« Merci beaucoup Paris, ça va ? » On se demandait bien à quel moment les scottish allaient pouvoir enfin respirer un peu. Simon Neil, frange humide sur le front, s’empare de sa guitare sèche pour interpréter d’emblée Machines et The Rain. Seule une douche met en lumière le chanteur de Biffy Clyro qui laisse le public admirer ses cheveux dégoulinants et surtout cette voix parfaitement maitrisée. Le passage acoustique est de courte durée. Le bassiste James Johnston à la superbe crinière rousse revient sur scène avec plein de belles intentions « We’re gonna play all fucking night ! ». Si seulement…

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C’est alors qu’un fossé se creuse au niveau de l’ambiance entre le balcon et la fosse. Si là-haut le public apprécie dans le calme, de gros pics de chaleur s’élèvent au pied de la scène. Les titres Living is Problem because Everything Dies, Bubbles et Who’s Got A Match font partie des préférées. Les chœurs du parterre reprennent à tue-tête et apportent à chacun de ces morceaux une belle touche d’authenticité. On se rend compte alors que les fans de Biffy Clyro restent fidèles et constituent une base très solide.

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Les cinq musiciens s’éclipsent quelques instants, histoire de marquer le rappel, puis reviennent pour jouer trois chansons supplémentaires. Le concert se termine en beauté. Stingin’Bell met en valeur Ben Johnston : le batteur, qui contrairement à son frère n’a plus un poil sur le caillou, bat le rythme comme sur un tambour, comme pour faire rejaillir le son des batailles des Highlands. Mountains, l’un de leurs plus gros tubes, clos ce show riche et intense, avec une moitié de set list issue de l’album Opposites. Les corps sont humides et odorants en quittant la salle, preuve d’un concert apprécié à sa juste valeur.

Romain Hemelka

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Posted on by Romain Hemelka in en concert, pop, rock

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