Le prog a l honneur

Steven Wilson @ Le Trianon 4 Mai 2012

Steven Wilson est connu en tant que leader de Porcupine Tree depuis 1987, groupe emblématique qui puise ses inspirations auprès des légendes du rock progressif Pink Floyd, Genesis et King Crimson, tout en y rajoutant une pincée de métal.

Et voilà qu’en 2009, Steven Wilson décide de tenter sa chance seule avec un premier album. Steven Wilson agit également en tant que producteur et ingénieur du son.

Suite à son passage au Bataclan en octobre dernier seulement, Steven Wilson nous fait le plaisir de revenir à Paris, tout en offrant quelques surprises au public afin d’éviter un show identique. La setlist est composé de titres tirés de son projet solo et nous dévoile également un extrait de son prochain album. Donc pas de titres issus de Porcupine Tree, au grand d’âme des fans de ce groupe.

Nous prenons place devant la scène. Et voilà qu’on nous annonce que les photos devront être prises devant une toile transparente sur laquelle seront projetées des images. Elle ne tombera finalement que vers le milieu du spectacle !

Pendant 2h, Steven Wilson nous fait plonger dans son univers bien particulier, car la musique demande une bonne dose de concentration. Le public parisien est respectueux et à l’écoute. Les titres très complexes se suivent. Heureusement le puissant et psychédélique « Harmony Korine » et le magnifique « Postcard » y viennent se glisser.

C’est après 20 minutes d’intro (sous forme de battements de cœur accompagnés d’images sur fond noir et blanc…) que le groupe arrive enfin sur scène. Le concert s’annonce plutôt sombre. Bienvenue dans l’univers de Steven Wilson ! Les musiciens prennent place chacun leur tour. Steven Wilson les rejoint pieds-nus après quelques minutes et ne tient pas en place. Il passe d’ailleurs la grande partie du concert à diriger ses musiciens à grands coups de mouvements tel un Frank Zappa à sa meilleure époque.

Steven Wilson sait s’entourer de musiciens hors pair, dont l’allemand Marco Minneman à la batterie, qui a failli atterrir chez Dream Theater, et Nick Beggs à la basse, ce dernier accompagnant habituellement Steve Hackett. Steven Wilson alterne entre guitare et le piano, derrière lequel il passe la majeure partie du concert.

En passant par tous les états, de l’émotion avec « Deform To Form A Star » à la brutalité de « No part Of Me », Steven Wilson nous offre en fin de concert un « Raider II » qui ne dure pas moins de 23mn !

Rares sont les artistes aussi généreux avec leur public et engagés pour leur spectacle, car Steven Wilson maîtrise tant la musique que les décors et les projections qui défilent sur un écran tout le long du concert.

Mais quand même, vivement un retour en compagnie de Porcupine Tree!

 

Posted on by Thorsten in en concert, rock, rock/pop

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