Marillion : Sounds That Can’t Be Made (2012)

Chronique Marillion : Sounds That Can t Be Made (2012)

Qualifié de “Trésor National”, Marillion fait la fierté des anglais depuis plus de 30 ans en tant que groupe de néo-prog britannique. Séparés de leur chanteur charismatique « Fish » à la fin des années 80, Marillion trouve en Steve Hogarth un leader qui amène le groupe vers un style plus pop. Le 8 octobre paraitra leur 17ème album Sounds That Can’t Be Made.

Au grand bonheur des fans de Marillion, on retrouve sur Sounds That Can’t Be Made les sonorités très atmosphériques de certains de leurs précédents albums Afraid Of Sunlight, Marbles. Pas d’évolution musicale notoire sur cet album, à part qu’il s’agit là de l’un de leurs meilleurs albums. Complexe et abordable à la fois dès la première écoute, les morceaux sont entrecoupés de passages pop, progressifs et psychédéliques. Sur les 8 morceaux de l’album, 3 dépassent la barre des 10 minutes, dont les deux meilleurs morceaux de l’album « Gaza » et « Montréal », qui feront incontestablement partie des favoris à l’avenir lors de leurs concerts. Très atmosphériques, ces morceaux culminent lors de magnifiques envolées à la guitare.

Dès le premier morceau de l’album, la couleur est annoncée. Gaza, d’une durée de plus de 17 minutes, tantôt brutal ,tantôt doux, mélange du rock progressif, de belles envolées à la guitare et des sonorités indiennes. Marillion signe avec Gaza un titre engagé, abordant le problème de la bande de…Gaza. Dans la même veine, Montréal, plus calme et moins riche musicalement que Gaza, nous séduit par sa beauté, ce particulièrement sur la fin.

D’un genre plus pop par leur durée et leur construction, les six autres morceaux s’imposent avec difficulté aux côtés des deux morceaux épiques : le très sympathique Pour My love, le morceau titre aux nappes de clavier envoutantes Sounds That Can’t Be Made. Power et le très floydien Lucky Man sont les titres les plus accessibles de l’album avec leurs refrains accrocheurs, Invisible Link n’a pas laissé indemne les cordes vocales de Steve Hogarth, et finalement The Sky Above The Rain qui clôt admirablement l’album.

Marillion signe avec « Sounds That Can’t Be Made » une de leurs meilleures œuvres, aux côtés des albums Brave, Afraid of Sunlight et Marbles.  Nous avons hâte de découvrir « Sounds That Can’t Be Made » lors de leurs 2 dates parisiennes en janvier prochain.

 

Posted on by Rocknconcert in Album de la semaine

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